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fiches de lectures par ci et photos par là, quotidien de ci de là

22 décembre 2008

Le cadeau qui tue !

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Vous allez certainement revoir la vieille tante Lucie qui ne sort de chez elle que pour la dinde de votre mère et Horace l’ami de la famille qui ne raterait pour rien au monde les petits fours de noël. Dans tout ce lot familial que vous ne rencontrez qu’en décembre, une cousine ou une belle-sœur vous fera très certainement « le cadeau-qui-tue ». Ca arrive tous les ans, vous ne savez pas pourquoi mais on vous a encore offert un pull en poil de chameau, vous qui ne jurez que par les chemisiers près du corps ou ce magnifique assortiment de chocolats où la boite vous évoque une pale copie de Monet, que vous n’ouvrirez jamais et garderez par pure charité chrétienne « parce que c’est offert de bon cœur ». Elle vous encombrera tout janvier. En mars, vous déciderez de la reléguer au fond du placard et en septembre, quand vous nettoierez votre placard, vous déciderez qu’il faut en finir et vous la jetterez enfin à la poubelle. Mine de rien, elle vous aura enquiquiné presqu’un an cette boite. Et dans trois mois, rebelote !

Certains redoutent le même cadeau tous les ans. J’ai une copine qui reçoit des torchons chaque année. Résultat, elle en a tout un placard et ne les utilise jamais . Moi par exemple, je risque fort de recevoir, (again !!!) une chemise de nuit trop grande de trois tailles. Et comme  tous les ans je dirai : « Merci mais elle est un peu grande pour moi, non ? » et on me répondra : « Mais non, elle t’ira très bien mais tu peux la changer si tu veux »

Chacun redoute LE cadeau qu’il sera obligé de remiser au fond d’un tiroir. Eustache par exemple, je sais qu’il craint de recevoir un GPS ! Comme s’il n’en avait pas besoin, pfff !

Et vous, allez vous avoir un cadeau inavouable, redouté ou simplement un cadeau affreux ?

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20 décembre 2008

The cat on the roof

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18 décembre 2008

Mon Noël sur un traineau

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Le 24 au soir, par une belle nuit étoilée, j’embarque ma petite famille sur le traineau tiré par des chevaux tout blancs (non pas de rennes) et nous filerons à travers les pistes enneigées murées de congères gelées pour rejoindre le palace de fête où nous allons réveillonner. Les chapkas vissées sur la tête et les moufles bien ajustées, nos yeux piquerons de froid et laisseront échapper des larmes. Nous arriverons, le nez frémissant devant l’entrée où l’on nous introduira dans la salle de réception. Nous nous débarrasserons de nos grands manteaux et les enfants se dirigeront vers leur soirée où films de noël les attendent avant de commencer leur petit repas festif. Pendant ce temps, nous les grands, nous nous régalerons de vin blanc et de foie gras en compagnie très agréable. Un feu crépitera dans une cheminée immense et une musique d’ambiance, douce et entrainante accompagnera nos danses élégantes et nous nous sentirons bien.

Plus tard, dans la soirée, les enfants, collés aux vitres donnant sur le lac illuminé crieront de bonheur car le père Noël arrive sur son traineau à grand renfort de clochettes. Il apparaîtra, bedonnant et tout en barbe avec un grand sac bourré de paquets. Les enfants, joyeux se précipiteront sur lui et il distribuera ses trésors dans une ambiance exaltée.

Le père Noël repartira acclamé par la jeune génération et nous nous mettrons à table profitant de mille mets délicieux.

Au petit matin, les enfants dorment déjà dans leur lit douillet. Nous nous retirons vers nos chambres où un feu crépite encore dans une grande cheminée. Le lit à baldaquin est ouvert et nous sombrons dans un sommeil tranquille, bientôt réveillés par des enfants bondissants tout à leur joie de profiter de leurs nouveaux jouets.

Quel rêve… Il me semble encore entendre les « ho ho ! » du père Noël…

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17 décembre 2008

Non, je n’ai pas envie !

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Non, je n’ai pas envie de parler de cette découverte d’explosifs hier au Printemps. Non, je n’ai pas envie d’imaginer quelle scène nous aurions découvert sur nos écrans si la bombe avait explosé et non, décidément non, je n’ai pas envie de penser que j’aurais pu moi ou mes proches me trouver là à l’instant fatidique d’un micro Hiroshima. Non, non, non je n’ai pas envie de penser qu’il y a des gens assez fous pour mettre en péril la vie d’autres personnes et frapper au hasard dans un grand magasin, un train, le métro, un avion …

Non, je n’ai pas envie de parler du travail le dimanche. Ce repos dominical, cet acquis social vieux de plus de cent ans, défendus par nos anciens. Non, vraiment sans façon. Je n’ai pas envie de penser que notre gouvernement, petit à petit, grignote tout ce qui est agréable dans ce pays. Non, je n’ai pas envie de me dire qu’il faut expliquer en long en large et en travers que les citoyens français veulent préserver un certain confort et que pour se faire comprendre, il n’y a pas d’autre moyen que de partir, banderoles en main, manifester dans les rues dans l’espoir qu’une oreille gouvernementale sera enfin connectée à un cerveau compréhensif et censé.

Non, non, non, je n’ai pas du tout envie de parler de la crise, des problèmes d’argent, des gens qui dorment dans la rue, des familles mal logées qui vivent dans une pièce de quelques mètres carrés à plusieurs, des maladies qui ne sont toujours pas éradiquées, de la pauvreté, du malheur en général…

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16 décembre 2008

Où est passée ma chaussette ?

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Avez-vous remarqué comme il se passe des choses bizarres dans une maison ? Avez-vous remarqué comme les chaussettes n’en font qu’à leur tête ? Comme elles se cachent dans le panier à linge ou dans la machine ou dans le sèche-linge ou sous le lit, ou derrière un meuble ? La chaussette droite fait un pied de nez (Oh, elle est bonne !) à la chaussette gauche et nous voilà bien démuni(e)s au moment de réunir les couples.

En tout cas chez moi, elles s’amusent comme des folles, au point que j’ai, en permanence, et je pèse mes mots, des quantités de célibataires au fond de mon panier.

Alors que faire ? Que faire quand, elles refusent, on ne sait pas comment, de retrouver leur copine de pied ? La première question d’ailleurs c’est : comment c’est possible ? Comment ça se fait qu’on perde toujours une chaussette dans une paire ? Où se trouve la manquante ? Parce que quand même, on n’est pas fou (folle ?), on les a bien mises toutes les deux dans le panier à linge et on a vidé le panier pour faire la lessive et on les a séchées, forcément et au final, il en manque une sur deux ! Comment c’est possible ?

Face à ce fléau, oui, oui, fléau, on en est là, plusieurs parades :

La parade masculine de la maison : on achète plusieurs paires de chaussettes identiques, noires. Bon ça c’est pour l’homme, moi, forcément ça me convient pas.

La parade féminine de la maison : on reconstitue la paire en boule quand on met au sale, comme ça, on ne les sépare qu’au moment de la mise en machine. Je crois que ça marche. J’ai visiblement sauvé quelques couples.

Et chez vous, comment se comportent vos chaussettes ?

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15 décembre 2008

C’est comment l’Amérique ? Frank McCourt

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Voici la suite des « cendres d’Angela », histoire vraie d’une famille irlandaise. Franck vient de quitter Limerick et arrive à New-York en 1949. Il a vingt ans et compte bien réaliser ses rêves après une vie de misère en Irlande. Son premier problème est de trouver un logement et un travail pour pouvoir dormir au chaud et manger à sa faim. Très vite, il va découvrir une autre façon de vivre et va côtoyer l’insouciance et l’opulence américaine. Il vit de petits boulots en petits boulots et arrive finalement à s’inscrire à l’université. Il ne « colle pas à ses semblables » comme le lui conseillent les Irlando-américains qu’il rencontre et tente coûte que coûte de s’en sortir.

Difficile de parler de ce livre sans dévoiler l’histoire de cette vie.

Pourquoi j’ai aimé ce roman ? Parce que c’est un témoignage formidable d’optimisme. Parce que rien n’est jamais écrit à l’avance. Parce que dans la vie, rien n’est jamais noir ou blanc. Parce qu’on évolue, ce qu’on croyait être indispensable à un moment ne l’est pas forcément par la suite. Parce que c’est une belle revanche sur la vie. Parce que le personnage principal est très humain avec ses doutes, ses peurs et ses faiblesses. Parce qu’il décrit la vie avec toutes ses subtilités et ses ambigüités. Parce qu’on découvre une certaine Amérique depuis les années 50 et pas forcément une Amérique libre. Parce que tous les personnages sont tellement réels. Parce que les sentiments familiaux sont décrits avec une grande sensibilité et réalité. Parce que les émotions, même les plus négatives, sont exposées sans honte, ce qui rend la lecture très intime. Parce que c’est l’histoire de quelqu’un de banal qui est extraordinaire.

A lire absolument donc mais je conseille de lire le 1er opus auparavant pour bien saisir tous les enjeux et la complexité de ce récit. Un roman passionnant. 

 

 

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14 décembre 2008

Dans la rue

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13 décembre 2008

Recouvert de lumières...

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12 décembre 2008

J’ai un ami

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J’ai un ami. Appelons-le Eustache. Tiens, ça lui va bien ce prénom … mais là n’est pas le propos. Eustache est un ami précieux, que j’aime. C’est quelqu’un sur qui on peut compter, qui a beaucoup d’humour et un regard sur la vie que j’apprécie beaucoup. Eustache est un homme heureux, il aime son boulot, est heureux en couple, a une vie sociale épanouie, un chien fidèle.

Eustache représente bien l’homme d’aujourd’hui. Il vit avec son temps et jouit des petits bonheurs de la vie. C’est une intelligence reconnue, il va au boulot en vélo, fait du sport dès 7 heures du matin (c’est donc quelqu’un de courageux), consulte Internet sans en être complètement accroc, regarde la télé sans forcément s’y planter en permanence devant, part en week-end et en vacances dès qu’il peut, recycle ses déchets, fait merveilleusement la cuisine, a une âme sensible, une maturité implacable et un sens de la dérision hors du commun.

On comprendra donc que j’aime toutes ces qualités chez cet ami. Bien sûr, il a aussi quelques défauts, comme tout le monde. Par exemple, il ne voit pas très très bien, il n’est pas physionomiste et ces deux travers sont parfois source de situations  très cocasses, croyez-moi ! Il ne tient pas en place, même s’il s’en défend et bougonne parfois dans son coin, même s’il s’en défend aussi. Il faut être réaliste, hein Eustache !

Mais il a un gros défaut, un défaut majeur !!! Il est extrêmement gaffeur !!! Gaffeur à un point que si on ne le connaît pas, on se dit qu’il le fait forcément exprès, tellement c’est énorme !!!

Pas plus tard qu’il y a deux jours, (et oui, je le raconte !) je lui envoie un mail, personnel et secret où je lui dis ce que je compte offrir à mon chéri pour Noël et qu’est-ce qu’il fait Eustache, naturellement, sans se soucier de rien ??? Asseyez-vous si vous lisez debout et ne buvez surtout pas au risque de vous étouffer, et bien, il me renvoie le mail et le même à ma moitié, avec en sujet le cadeau et vas-y que je déblatère sur le-dit cadeau et patati et patata !!! Oui ! Parfaitement ! Et c’est mon ami !

Bon, mon chéri n’a rien vu car Eustache s’est gouré dans l’adresse, (quand je dis que c’est un gaffeur !) mais quand même !

Bon allez Eustache, je te pardonne…

 

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10 décembre 2008

Comment vivait-on sans internet et sans téléphone portable ?

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Aujourd’hui, notre  réflexe, le matin c’est de consulter nos mails et de vérifier nos messages sur notre portable. On allume PC et portable comme on se lave les dents.

Petit retour en arrière : il y a, ne serait-ce que 10 ans, mais oui, c’est  pas si vieux, on n’avait ni l’un, ni l’autre. Pas de sonnerie dans le sac, pas de vibreur qui nous annonce un message, d’ailleurs, qu’est-ce que c’était qu’un texto ? Le mot n’existait pas ! Pour téléphoner hors de la maison ou du travail, il fallait acheter une carte dans un tabac et trouver une cabine téléphonique. Bien sûr, nous n’étions pas joignables. Incroyable quand on y pense !

Et quand nous rentrions à la maison, que faisions-nous ? Pas d’internet à allumer, pas de mails, ni de blogs. Pour consulter ses comptes, il fallait attendre le relevé mensuel ou éventuellement consulter sur le minitel ! Rappelez-vous ce petit cube marron, sorte de mini-ordinateur avec un gros bouton à enclencher pour le démarrer et un curseur carré. Mais tout le monde n’en avait pas car utiliser le minitel coutait très cher. D’ailleurs téléphoner coutait très cher, surtout si c’était en national !

Alors qu’aujourd’hui, internet existe et nous permet de téléphoner en illimité, on communique dans le monde entier en instantané sur notre écran, on accède à l’information en un temps record, on est joignable en permanence, on écrit des blogs, on consulte la météo, les dernières infos ou on cherche la solution  à notre problème sur un forum.

Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, quand même, c’est bien agréable tout ça. Nos enfants n’ont connu que ça alors quand on leur dit qu’avant les téléphones avaient des fils ! Ils rigolent. Et moi, je suis bien contente de vivre à mon époque.


Posté par eirelav à 10:15 - Quand j'y pense - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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