29 avril 2009
The show must go on!
J'ai une amie qui fait du théâtre. L'autre jour, je l'ai aidée à apprendre son texte et je dois dire que j'ai adoré lui rendre ce petit service. La pièce qu'elle apprend est délicieusement hilarante avec des dialogues percutants, vivants, qui fusent de toutes parts! Je lui ai donc donnée la réplique, bien modestement, bien sûr, mais il est vrai que ça m'a donné envie.
Petit à petit, je me prenais au jeu. Les intonations venaient et j'ai éprouvé un réel plaisir à "jouer" les différents personnages. Il y a quelques temps, j'expliquais que j'aurais bien fait actrice si je n'étais pas ce que je suis. Alors que je divaguais allègrement, je me dis que finalement, j'aurais bien aimé jouer la comédie. Il m'aura fallu tout ce temps pour découvrir ce petit détail...
D' où ma réflexion très intensive sur la suite. Oh, rassurez-vous, je ne vais pas changer de métier mais je me demande si je ne vais pas me laisser tenter par du théâtre amateur. Et puis, je suis sûre que ça doit défouler un maximum et croyez-moi, il y a des jours où j'en aurais bien besoin. Se lancer dans une histoire à plusieurs et se laisser aller à incarner un rôle de mamie, de femme fatale ou de sale gamine, je crois que ça m' irait.
Ma copine joue sa pièce en juin. Deux représentations sont prévues. Je me libèrerai au moins pour une car non seulement j'ai hâte de voir la pièce en entier mais je veux voir ma copine la jouer car je suis certaine qu'elle sera super!
Sur ce, je vous laisse, j'ai mon impressario qui vient de m'envoyer un mail hyper important, je dois absolument répondre...
28 avril 2009
Vous les gens, des petites fourmis

Vue magique sur les toits de Paris. Le centre Pompidou est le ventre d'une énorme machine qui avale et recrache de toutes petites bêtes, les hommes. En file indienne, que viennent chercher les fourmis dans l' étrange bâtiment? En file indienne, les fourmis attendent en ligne bien droite pour pouvoir rentrer. Disciplinées, elles attendent patiemment. Ensuite, mystère. Les tuyaux de verre laissent entrevoir l'acheminement des petites bestioles dans les étages où chacune va trouver son bonheur. Quelques heures plus tard, les fourmis ressortent, en désordre cette fois. Chacune part dans sa direction: à droite, à gauche, en groupes ou seule. Vues dans haut, les fourmis semblent silencieuses et déterminées. Certaines ne bougent plus, d'autres se précipitent au loin. D'autres encore paraissent indécises: Elles avancent puis s'arrêtent et repartent, pas forcément dans la même direction. Les fourmis sont fascinantes...
Je suis restée de longues minutes à observer les gens de tout là-haut. Chacun allant ici ou là. Chacun identique à celui qui est à côté. Seules les couleurs changeaient. Des tâches bleues ou rouges, la plupart étant sombre. Une foule incroyable se massant à Beaubourg, les uns à la suite des autres dans les ascenseurs, dans les files pour rentrer voir les expos.
Nous sommes allés voir L'expo sur Kandinsky. Kandinsky dont la peinture a évolué avec les années. De grosses tâches de couleurs vives avant les années 1910, il a ensuite mis de la nuance dans ses toiles, assoupli ses traits et ses formes. Expo intéressante et si on m'avait demandé de choisir une toile, j'en aurais pris volontiers une ou deux.
Et pendant ce temps, les fourmis entrent et sortent. Moi-même, j'étais une petite fourmi ce jour-là pour les contemplatifs de l'étage le plus haut...
22 avril 2009
Souvenirs d'enfance

Mathilde nous faisait sentir bon les souvenirs d'enfance dans un de ces derniers posts et j'ai moi aussi voulu replonger dans ce passé à la fois lointain et si proche. Quand je pense à mon enfance, je sens le lilas, le lilas violet et le lilas blanc. Je le revois en bouquet odorant sur la table de la cuisine, cette énorme table qui trônait dans la grande pièce chez mes grands-parents. Enfin, grande, il faut le dire vite, aujourd'hui, la pièce est ridiculement petite mais à l'époque, elle était gigantesque, si, si, je vous jure. Question de perspective, j'imagine...
Sur cette même table, je buvais du chocolat poulain mais à l'époque (Oh là, je parle comme une vieille!), il y avait une image dans le paquet. Les yaourts aussi recelaient des trésors: il fallait collectionner des points et ensuite, on envoyait tout ça et on avait une petite babiole. Et pis, y avait le cadeau Bonux!
On trottinait sur des trottinettes rouges avec des guidons très larges et nos rollers s'appelaient "patins à roulettes" avec des roulettes 2 X 2 et non en ligne... L'hiver je portais des camargaises sous mes pantalons en velour et j'en étais drôlement fière! Le téléphone hurlait d'une sonnerie de fou et on prenait des photos avec un polaroïd! La photo sortait direct!
Je mangeais des tonnes de carambars au caramel et du nutella avec une toute petite spatule dans un petit pot en plastique que j'achetais chez la boulangère.
Sur la troisième chaine, je regardais des films à 20h30 mais je me cachais quand le générique annonçant le film montrait des regards les uns à la suite des autres car certaines paires d'yeux m'effrayaient! Tout comme le générique des dossiers de l'écran d'ailleurs! A 20h, on suivait les jeux de 20h avec Maitre Capello et à midi, l'académie des 9.
Mes souvenirs sentent bon le lilas...
Et vous, quels sont vos souvenirs d'enfance?
21 avril 2009
L'araignée, l'araignée

L'autre soir, fourbue, harassée, écrasée par le poids d'une double journée (ben oui hein, certaines comprendront!), je me traine jusqu'au lit. Je baille dans le couloir en passant de chambre en chambre vérifier que la marmaille dort paisiblement. La boucle est bouclée, la nuit va pouvoir commencer tranquillement. Je me désahbille en m'étirant et en regardant d'un oeil endormi ma couette sous laquelle je vais bientôt me glisser et je me surprends à penser que cette couette est décidément très confortable et que dans quelques instants je serai au chaud dessous. Les vêtements glissent, je baille, j'y suis, je suis prête j'attrape le coin de la couette et je la soulève. Ma jambe, nue, est déjà au-dessus du lit et j'ai entamée le mouvement pour m'allonger quand je la vois! Enorme! Oui oui, énorme!
Une énorme araignée tricotte allègrement sur le drap saumon! Mon drap, mon lit! Je ne hurle pas, j'ai conscience que les petits dorment mais je me mets à sautiller en surveillant la "bête", c'est qu'il faudrait pas qu'elle me tombe sur les pieds car alors là, c'est sûr, je hurlerai!!! Un cri strident, aigu, incroyablement sonore!!!
J'attrape ma pantoufle pour me défendre, bah oui quoi, que pourrais-je faire d'autre? L'araignée est déjà parterre à vouloir se planquer sous le lit. La fourbe. C'est que je ne pourrai pas dormir avec une énorme araignée sous le lit moi. Impossible! Je tire le lit et la repère, plaquée contre le mur, attendant certainement une attaque de l'ennemi. J'enfile ma pantoufle et, bien que dégoutée, je tente de l'écraser de toutes mes forces car si elle se barre ailleurs, c'est pire, je ne dormirai pas.
Victoire! Je l'ai eue! Elle est là, écrabouillée, je prends un kleenex et je la transporte, écoeurée jusque dans la poubelle.
En me couchant ce soir-là, j'ai l'impression que l'araignée avait des copines avec elle sous la couette et qu'elles vont me grimper le long de la jambe... Brrrr...
18 avril 2009
westerns

Depuis quelques temps, offre promotionnelle oblige, nous avons tout le satellite. Certains siffleront: "wouah la chance!" , moi je dis "vivement que ça se finisse"! C'est que ma tendre moitié s'est découvert une passion pour les westerns! Il n'en rate pas un et épluche télérama à la recherche de la perle de la soirée... Inutile de préciser que je ne suis que moyennement emballée...
Il y a ceux avec John Wayne, bien sûr, ceux avec le héro lambda, (inconnu au bataillon), ceux avec Paul Newman ou l'inspecteur Harry ... pardon Clint Eastwood, enfin toute la cinémathèque y passe! Les biens, les moins biens et les franchement nuls! Et puis, c'est toujours plus ou moins la même chose: Le héro arrive sur son cheval. Il est forcément beau mec et doué au flingue. Il impressionne par son calme et sa force. La femme, (car il y en a une) succombe en voyant le bonhomme et bien sûr lui tombe dans les bras: Le suspense est intense!!!
Bref, je le vois du coin de l'oeil mon homme à se passionner comme un gamin de ces histoires de flingues, de chevaux et de tonneaux de whisky. Je vois bien qu'il serait prêt à accepter l'offre que canal va nous faire bientôt nous démontrant par a + b que nous ferions une erreur de ne pas accepter la super promo! C'est que nous allons refuser, ça c'est sûr! (chéri, si tu lis ces lignes...) Oh, bien sûr, je savais que petit il aimait regarder ces histoires de cow-boys sur la télé familiale. Moi aussi d'ailleurs! Je rêvais de faire partie des indiens et de monter les chevaux sans selle! Ben oui quoi... J'étais petite!
C'est que la passion ne s'arrête pas aux portes de notre demeure, non. Il en parle au boulot et nous ramène des DVD prêtés par des collègues jusque-là jamais évoqués! C'est grave docteur? C'est qu'il ne faudrait pas qu'il se procure la panoplie de Butch Cassidy maintenant quand même! "Bonjour, Monsieur X, vous avez vu mes belles franges et mon fusil?"
Bon, allez, je vais aller voir si John Wayne s'en sort!
16 avril 2009
Taggée!!!
Lagrengren (Miss, un lien part direct chez toi!) qui me trouve "pisse sans rire"! (comme je vous dis!) m'a taggée. C'est le tag des 4. Donc, voici, les réponses!
4 jobs que j'aurais aimé exercer: (grattage de tête intense...)
- Journaliste: Je ferais des papiers révélant des magouilles politico-déplorables et je sauterais dans un avion le mardi direction l'Angleterre pour mener une enquête d'investigation qui m'obligerait à me fondre dans la masse. Robe longue de soirée et carton Bristol pour rentrer, prise de photos avec ma bague et enregistrement mental des conversations...
- Actrice: La scène avec Vincent Perez, celle ou on se bat avant de se tomber dans les bras, remporterait un vif succès et nous vaudrait une nomination aux oscars et aux césars...
- Décoratrice d'intérieure: A moi les immeubles Haussmaniens. Dans celui-ci, je vais aménager un Spa et celui-là: un café. Des plantes, du bois, du blanc: un succès international!
- Libraire: Ne payant pas de mine de l'extérieur, ma librairie recèlerait des trésors littéraires. Des rayonnages en bois, du parquet, une ambiance feutrée et intime, l'odeur du café, des clients heureux!
4 films que je connais par coeur: (Pas dur!)
- Rabbi Jacob ("Alors Rabbi Jacob, il dit voui")
- Le père noel est une ordure ("Téléphone, Thérèse, téléphone!")
- La folie des grandeurs ("Il en manque une! Vous êtes sor? Tout à fait sor!")
- Les bronzés fon du ski ("Faites, le tour, faites le tour!")
4 émissions ou séries (aucune émission que des séries!)
- Desperate Housewives
- Weeds
- 6 feet under
- The wire
4 endroits pour les vacances: (entre autres!)
- La Hollande
- Le Canada
- L' Angleterre
- Une plage au sable blond et à l'eau à 33 degrés!
4 pages Web quotidiennes: (Liste loin d'être exhaustive!)
4 plats que je ne mangerai jamais:
- Sushis
- cervelle
- cardes
- gelée
4 plats favoris: (il y en a tellement d'autres)
- les pâtes
- la pizza
- la fondue
- la moussaka
4 endroits ou j'aimerais être:
- dans un avion en direction du soleil
- dans une voiture en direction du soleil
- dans un train en direction du soleil
- au soleil!
4 voeux pour l'année prochaine:
- des élections anticipées présidentielles (totalement irréaliste, pfff...)
- 4 temps de saison: un hiver froid, un été chaud!
- une découverte majeure dans la recherche contre le cancer
- un vaccin enfin contre le SIDA
4 taggées: Allez, c'est à vous maintenant!
14 avril 2009
la bonne paye

Six joueurs autour d'une table. Le plateau est installé, les 1500€ distribués en billets de 500, 100 et 50€. Chacun a un livret d'épargne et autant de chance de gagner. On décide à l'avance du nombre de tours. Ce sera six tours, dehors il pleut. Les pions sont choisis. Moi c'est le blanc et je tiens la banque. La moitié des joueurs a moins de 8 ans. C'est du tout cuit! La partie s'annonce endiablée, l'excitation est palpable, au moins autant que lors d'une partie de poker car attention, c'est super sérieux une partie de bonne paye!!!
Bizarrement, le 6 qui remporte la cagnotte tombe toujours de la main de la même mouflette, empochant au passage des milliers d'euros laissés par les adultes imprudents qui se sont laissés avoir par une sortie en famille ou une journée shopping. Bizarrement, les meilleurs acquisitions se présentent à la jeunesse, investissant par là dans des châteaux en Espagne et des voyages sur la lune quand les pauvres adultes ne se paient que des collections de BD ou de vieux tacots! Bizarrement, les concours de beauté rapportant la modique somme de 1500€ sont toujours au crédit de la jeune génération au détriment de la maturité parentale! Bizarrement les moins de 8 ans ont déjà pigé le fonctionnement économique de notre société avec les intérêts du livret d'épargne et les factures qui tombent à la fin du mois!
Bizarrement, les plus de 30 ans se sont fait plumer... bizarrement...
10 avril 2009
C'est génétique
J'ai une spécialité, qui irrite ou qui amuse, c'est selon. En tout cas, ça ne laisse jamais indifférent. Je dis ce que je pense. Ah ça c'est pas toujours bien pris mais qu'importe. De bonnes vraies relations valent mieux qu'un sourire crispé et qu'une tape dans le dos. Je ne supporte pas l'hypocrisie, pour moi, c'est rédhibitoire.
Je pars du principe qu'on peut tout dire à n'importe qui et en quasiment toute circonstance. Il faut y mettre les formes, certes mais c'est possible. Et tant pis pour les susceptibilités des uns et des autres. Au moins, on sait à quoi s'en tenir.
Pourquoi je vous raconte ça? Parce que la mystérieuse alchimie des gènes a opéré chez ma petite miette , qui, du haut de ses six ans, n'a pas hésité une seule seconde, à déclarer à une dame croisée aux courses qui parlait avec une voix très grave que lorsque l' on fumait on parlait avec une voix d'homme! La dame a levé un sourcil et je me suis attendue à une réponse acerbe. Mais pas du tout, elle l'a regardée avec étonnement et ma petite de continuer: " c'est seulement quand on fume beaucoup!" La dame a souri et s'est éloignée.
J'ai quand même expliqué à ma fille que l'on ne pouvait pas dire n'importe quoi à n'importe qui et que l'on pouvait vexer mais j'ai bien sentie que mes arguments n'étaient pas percutants. Tant de similitudes ne sauraient mentir. Aïe, aïe, aïe...
09 avril 2009
L'heure des choix

Quand on est adulte, on a toujours des choix à faire. De chaque choix va découler une conséquence qui aura un impact important ou non sur notre vie. Il y a le choix futile: du noir ou du rose. Il y a le choix modéré: payer sa contravention ou pas. Et enfin il y a le big choix, celui qui va chambouler toute la vie de famille...
Quand on est petit, on nous donne le choix aussi: Tartine de nutella ou tartine de confiture? tricycle ou patins à roulettes? Jupe ou short? Ce sont des choix à la portée d'un petit qui ne portent pas à conséquence mais quand, devenu grand, chaque choix a un impact entrainant automatiquement un grand changement de la vie, le choix effectué doit être mesuré, calculé et enfin, pris, en toute connaissance de causes.
C'est mon tour. Aujourd'hui, j'ai des choix à faire. C'est tant mieux je dirais, c'est quand même mieux que lorsqu'on nous impose des choses, je suis maître de mon destin. Oui d'accord mais même quand on a le choix certaines contraintes résistent et les risques ne sont jamais nuls.
Ben voilà, mes choix sont faits. Je vous dirais dans quelques temps si j'ai eu raison... ou tort!
06 avril 2009
Valérie Lemercier, j'ai vu ton spectacle mais...
Je vous ai pas raconté mais mon chéri et moi sommes allés voir le dernier spectacle de Valérie Lemercier mais nous ne l'avons pas apprécié à sa juste valeur! Et oui!
Non pas que le spectacle ne soit pas de qualité: tout est ciselé et calibré à la seconde prêt.
Non pas que l'excellente Valérie ne donne pas la pleine puissance de son talent: elle est tout simplement parfaite. Les dialogues sont à tomber, le ton est juste, on rentre dans chaque petit sketchs dans les trois secondes.
Non pas qu'elle ait perdu de sa verve comique: nous avons ri à gorge déployée et de bon coeur. J'ai particulièrement aimé l'omniprésente voisine écolo qui, sous des airs de donner des leçons de savoir-vivre, tombe dans le pathétique et le ridicule. J'ai particulièrement apprécié la maman d'un homo de 45 ans qui boit du café de la "senséo" ou la mère catho-tradi hyper bourgeoise qui demande à sa nombreuse famille de faire du rangement.
Elle est tout simplement excellente. La soirée aurait du être parfaite. Sauf que...
Sauf que notre bonheur a été gâché, (oui oui, gâché) par le voisin de mon homme qui, en toute inconscience, nous a empestés, nous et les quelques-uns alentour, nous a empesté, disais-je, toute la soirée (une bonne heure et demie, donc) car une odeur fétide, pugnace et extrêmement persistante émanait de sa bouche!!! C'était au-delà de la mauvaise haleine, au-delà de la simple gêne d'un pet par exemple, c'était tout simplement répugnant, abjecte, écoeurant!
Emmaillotés dans mon écharpe, nous avons atténué (même pas supprimé, vous notez bien) la nauséabonde odeur, ce qui fait que la décontraction ne fut pas totale. Et pourtant... et pourtant, Valérie nous a tenu en haleine (certains plus que d'autres! ) sans se douter un seul instant du drame qui se jouait à quelques mètres d'elle.
Quand les lumières se sont rallumées, fétide-man et son accompagnatrice se sont levés le sourire aux lèvres et de la joie plein les yeux, ignorant totalement l 'inconfort incontestable qu'il avait crée autour de lui. Nous nous sommes jetés des coups d'oeil sans verbaliser quoi que ce soit mais ce soir-là, nous sommes une petite poignées à avoir vécu une expérience sensorielle particulièrement déplaisante...



