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fiches de lectures par ci et photos par là, quotidien de ci de là

28 mai 2009

Au fait, je suis une moqueuse!

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Bon, vous ne le saviez certainement pas ou alors vous l'aviez deviné, peut-être, mais je suis une moqueuse! Si si, même que j'adore ça, que ça me fait rire et que j'entraine tout le monde dans ma connerie moquerie, les miettes y compris!

Pourquoi je vous raconte ça? Parce qu'en attendant à la caisse d'un magasin où j'étais avec les enfants, le petit quignon machouillait son doudou nonchalamment, les miettes complotaient en silence en triturant les divers petits trucs hyper intéressants, forcément, disposés devant la caisse et moi, je me livrais, sans même y penser, à une de mes activités favorites: je regardais les gens. Et là, juste devant nous, elles étaient là, hilarantes, la mère et la fille!

La mère: une petite quarantaine, ou bien bien une vieille trentaine (certains comprendront), accoudée au bureau de la caissière, les pieds en canard. C'est d'abord cela qui a attiré mon attention. Et la fille donc, un bout  de chou de 8 ou 10 ans qui comme mes miettes scrutait avec envie les babioles disposées à sa hauteur.  Bref, la mère, disais-je, avait les pieds en canard et sur ses pieds, des ballerines rouges avec un gros noeud rouge, lui aussi , sur le dessus. Franchement désopilant. Mon regard glisse sur la petite, qui elle aussi a des ballerines rouges avec un gros noeud rouge, itou, sur le dessus! Poilant! J'aurais voulu les prendre en photo mais je ne me voyais pas dégainer mon appareil ou mon portable, je crois que ça se serait vu...

Je le dis aux miettes, dans le creux de leur oreille et on se regarde, connivence oblige, on se fait un clin d'oeil!  Comme elles sont bien éduquées (hop, je m'envoie quelques fleurs...), elles ne pipent mot mais en sortant elles s'exclament: "Ouah! c'était ridicule et moche en plus!" Oui mes chéries, c'était ridicule et moche  en plus mais ça nous a égayé l'attente à la caisse! Heureusement qu'ils sont là tous ces gens pour nous faire rire, non???

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26 mai 2009

Quand le chat t'observe

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Quand le chat t'observe tu ne le vois pas forcément. Il est là, placide, silencieux et il te regarde passer en bougeant furtivement sa petite tête féline pour mieux te voir. Toi, tu te balades tranquillement, tu regardes les pierres oranges des maisons, les niches de certaines façades, tu respires les fleurs des bacs, tu te délectes de la douce odeur de chaud d'après orage et tu humes la poussière rabattue par la pluie. Tu prends une photo par-ci et une par-là et le chat t'observe toujours.

Tu retournes sur tes pas pour être sûr de ne rien avoir manqué de cette placette de village beaujolais et ton attention est encore attirée par un détail du terroir. Tu échanges sur ces particularités locales, tu rappelles ce que fut l'histoire, où se trouvaient les latrines et pendant ce temps-là, le chat t'observe encore.

Tu pourrais continuer ta route sans même le remarquer, lui qui est là depuis le début. Tu as regardé partout, photographié la beauté des lieux mais lui, tu ne l'avais pas vu. Il est discret, petit et très observateur. Il te détaille, se méfie certainement de toi mais ne bouge pas. Il est chez lui, tranquille, sur ses gardes peut-être mais il affiche la sérénité.

Tu le remarques enfin et vos regards se croisent. Pendant que tu fouillais à la recherche de mille détails dans ta balade, lui, Monsieur le Chat  était là, voyeur, témoin de ta curiosité.

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25 mai 2009

Quand week-end rime avec dégustation

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Et bien on passe de bons moments, tout simplement.

Goûter du vin, le déguster, découvrir de nouveaux arômes et de nouvelles saveurs, alors là, je dis oui! Quand on rentre dans une cave en beaujolais et que l'orage menace au dehors, on pénètre dans un petit coin frais et on laisse gronder le tonnerre. On fait un tour parmi les bouteilles, on scrute les étiquettes, on échange sur nos maigres connaissances viticoles, on touche les bouteilles du bout des doigts, on admire les caisses empilées et enfin on déguste certaines bouteilles...

Le petit plaisir tout simple de mettre un vin en bouche, de l'apprécier juste pour les sensations qu'il provoque sur nos papilles, notre langue et notre palais est un plaisir infini. Nous regarder avec des étincelles d'amateurs dans les yeux et chercher des mots pour exprimer les sensations presque enfantines d'avoir fait une découverte. Faire tourner les verres et décider lequel est le meilleur, celui que nous apprécions le plus. Se mettre d'accord sur celui que l'on va rapporter à la maison et que l'on mettra sur la table pour le faire goûter à notre tour tout en évoquant la dégustation de la découverte, le temps orageux, le très bon séjour chez les copains...

Goûter du vin c'est passer un agréable moment. Goûter du vin, c'est s'autoriser de la convivialité, de la connivence, de la chaleur et du plaisir!

Vous l'aurez compris, le week-end fut bon!

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20 mai 2009

Un don - Toni Morrison

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Fin du XVIIème siècle en Amérique. L'esclavage n'est pas encore une histoire de race. On peut payer d'une personne pour n'importe quelle dette, les personnes étant monnayables. L'histoire se situe dans une ferme où le couple a à son service trois jeunes femmes ou filles: Lina, une esclave, proche de rebekka, la maîtresse de maison, Sorrow et Florens.

On navigue dans la tête des unes et des autres, leur vie d'avant l'esclavage, leurs peurs, leurs espoirs.  La maladie fait peur, certaines croyances font peur, la vie est dure et chacun essaie de tenir le coup.

Toni Morrison nous raconte des vies brisées mais qui acceptent l'inévitable fatalité de leur existence. Le récit est volontairement  embrouillé si bien que la lecture est parfois difficile. Il faut constamment se poser la question de savoir si nous sommes dans le réel ou l'imaginaire, dans le présent ou dans le passé. La jeune Florens qui a été donnée par sa mère au maître, ne comprend toujours pas pourquoi des années après, sa mère l'a choisie elle, plutôt que de se sacrifier elle-même.

C'est un roman qui est souvent dur par l'histoire qu'il raconte. La vie des hommes et des femmes n'a bien évidemment rien à voir avec ce que l'on peut penser. Une vie humaine n'avait pas la même valeur qu'aujourd'hui et l'on envisageait pas les enfants avec la bienveillance qui les entoure aujourd'hui. La mort est racontée, la souffrance, les larmes, le viol, la soussmission et le désespoir.

Un roman fort qui ne laisse aucun espoir à quiconque, ni aux maîtres, ni aux esclaves et encore moins aux femmes.

A lire si on se sent prêt à plonger dans l'univers presque bestial de cette époque.

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18 mai 2009

La journée n'a pas commencé...

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... qu'elle est déjà finie, je serais tentée de dire.

Il y a des jours comme ça où j'ai une drôle d'impression dans ma perception du temps. Je dis souvent que le temps est élastique parce que lorsque l'on passe un bon moment, ça nous paraît très court et que lorsque l'on s'ennuie ou que l'on souffre , on a l'impression que ça dure des heures et des heures... D'où l'élasticité du temps.

Mais parfois, j'ai comme la sensation de poser uniquement un orteil hors de mon lit que déjà je suis en train de me recoucher! Sans toucher terre! Comme si la journée était passée en accéléré! Ca me le fait avec les week-end, bien sûr, où l'on a toujours mille choses à faire, des choses que l'on a repoussé durant la semaine pour pouvoir mieux s'y consacrer le samedi et le dimanche mais ça me le fait aussi la semaine!

Je me lève, me prépare, saute dans ma voiture, travaille, revient, m'occupe des petits et me couche: zip, zap! La journée est grillée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire!

Bon, d'un côté, c'est plutôt rassurant, ça veut dire que ma vie est bien remplie et que je suis heureuse mais d'un autre côté, je me demande si je savoure suffisamment  tout ce temps qui file sans que je ne m'en vraiment rende compte... C'est que je ne veux surtout rien manquer, moi! Alors, parfois, je voudrais fermer les vannes pour être sûre de bien profiter de tout, de chaque instant, de tout mon petit monde et réouvrir en une explosion joyeuse et pétaradante!!!

Et vous, toutes ces secondes qui filent immanquablement, ça vous inspire quoi?

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16 mai 2009

Concours photos chez Aude

Aude Nectar du net organise un concours photos. Le thème : "Prenez sur le chemin de l'école ou du travail, ou tout simplement en allant acheter du pain, une photo d'un détail, une scène, une personne qui attire chaque jour votre attention ou au contraire inhabituel.

Avec une petite légende."


Voici ma participation au dit concours : "Vite, vite, ça mouille!"
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15 mai 2009

Encore une histoire d'odeur...

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Une nouvelle personne travaille dans mon entourage.  Une nouvelle personne très compétente, très sympathique, très comme il faut. Mais il y a un "mais". Son parfum m' insupporte.  Oh bien sûr, ça n'a strictement rien à voir avec ma mésaventure lors du spectacle de Valérie Lemercier mais c'est quand même terrible. C'est un parfum que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, qui est très fort et qui s'imprègne énormément dans les locaux même quand elle a quitté la pièce depuis un petit moment. D'ailleurs, aujourd'hui, je savais qu'elle était arrivée bien avant que je ne la rencontre. Elle avait posé ses affaires et était sortie du bureau et moi quand je suis rentrée à mon tour, son parfum était là! Puissant, tenace, insupportable!!!

Elle n'en change pas, elle l'a, elle le garde. Je n'en ai parlé à personne, mon nez souffre en silence. Et quand je dis mon nez, c'est très restrictif car c'est tout moi qui souffre. Ca m'entête, me gène, m'horripile.

Je ne veux pas faire de fixette, donc pour l'instant, j'essaie d'en faire abstraction mais je sens que ça va être dur. J'ai autorité sur cette personne et pour tout dire, c'est même moi qui l'ai recrutée. Malgré son parfum que j'avais déjà détecté (comment ça, je suis maso? Professionnelle, oui!).  Alors, maintenant, qu'est-ce que je fais? Je lui dis? Ce serait déplacé. Je pense plutôt que je vais me taire et en prendre plein le pif...

Je vais tenir longtemps vous croyez? Ce que je ne voudrais pas, c'est que cette personne me devienne antipathique uniquement à cause du parfum qu'elle porte. Ce serait moche. D'un autre côté, je vais peut-être m'y faire parce que justement, elle est sympa et du coup mon inconscient va associer cette affreuse odeur à quelqu'un d'agréable? Je n'y crois pas beaucoup mais bon...

Allez, help! Ceci est un SOS! Donnez -moi votre avis!!!!...

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13 mai 2009

la nature chante

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L'hiver on entend la pluie qui tombe et la neige qui enveloppe tout, étouffe les bruits mais au printemps, la nature chante. Les oiseaux font un concert dès le levé du jour. On dirait qu'ils se donnent la réplique. Ils gazouillent à qui mieux mieux et pour peu que vous soyez encore au lit, c'est un vrai plaisir que de les écouter dans la douce lumière qui commence à filtrer dans la chambre.

Les fleurs qui s'épanouissent et qui explosent en couleurs le font silencieusement, elles , mais tous les petits insectes qui dansent autour,  grésillent dans une folle farandole. Plus loin les grillons frottent leurs élytres et soudain c'est l'herbe qui semblent entonner un refrain d'été.

Le soir, quand la nuit arrive, tout ce petit monde chante encore. Une tourterelle se fait entendre par-là, un pinson laisse éclater sa joie, un merle sifflote gaiment. Une impression de douceur et de chaleur s'installe avec les bruits doux de la nature. On a envie de trainer dehors avec eux, de siffloter à notre tour, de boire un café en discutant doucement, de débusquer le ver luisant qui soudain éclate dans la pelouse.

Au printemps, même la pluie de l'orage n'a pas la même musicalité.  Les coups de tonnerre grondent et l'eau s'abat sur nous en trombe mais après, toute la petite faune annonce que tout va bien.

Au printemps, la nature chante et moi ça me donne des ailes...

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11 mai 2009

Je suis une hors-la-loi!

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J'ai fait un excès de vitesse avec ma voiture et oh la la, mon dieu, (oui, il m'arrive de l'invoquer en certaines circonstances), j'ai reçu une amende par la poste!!!

Rappel des faits: Je suis partie en vacances, pour ceux qui viennent ici régulièrement, vous vous souvenez de l'épisode du frigo et bien figurez-vous que tout compte fait, ces vacances m'auront couté chères en "produits dérivés" parce que maintenant c'est une amende que j'aurais pris dans un bled traversé et attention, au lieu des 50km/h maxi, je roulais à l'allure folle et totalement irresponsable de 58 km/h! L'état s'octroyant une marge d'erreur de leurs maudits appareils radars, ne retiennent que 53 malheureux km/h!!!! Vous parlez d'une infraction majeure! 3km/h au-dessus de la limitation de vitesse qui vont me coûter 90€ dans le cas où, en bonne citoyenne, je ne contesterais pas les faits!

Non mais je vous le demande: qu'est-ce que je pourrais bien contester? Tout ou rien! Comment savoir si à cet endroit précis j'étais à 47, 50 ou 53 maudits km/h! J'en sais rien, rien du tout. Je n'ai d'autre choix que de croire. Ce qui m'étonne tout de même c'est que je n'ai pas vu le radar. J'aurais du voir le flash au moins mais non! Rien du tout! Et là subitement, je me dis que c'est franchement flippant! Ben oui, ça veut dire que ça peut m'arriver tous les jours et qu'en une petite semaine, je peux me retrouver à poil... enfin sans permis. Ben oui, je n'ai pas toujours le nez collé sur le tableau de bord pour vérifier la vitesse.  Qui ne dépasse jamais dans son trajet?

Et puis je crois que ce qui me fout en rogne c'est que cette route  est devenue répressive depuis quelques temps., enfin, quand je dis "route", je me comprends hein... Tout est misé sur les excès de vitesse mais pas vraiment sur les tests d'alcoolémie par exemple.  Depuis que j'ai le permis, (presque 20 ans... eh oui...), je n'ai soufflé qu'une seule fois dans le ballon! Alors que les radars rencontrés, je n'en parle pas! Je crois que si j'avais dépassé de 30 ou 40 km/h, (ce qui peut arriver), je n'en parlerais même pas mais là! 3 petits km/h me valent 90€ si je paie dans les 15 jours, (sinon c'est 135€, ben voyons) et 1 point sur le permis.

C'est franchement désagréable, je me sens hors-la-loi, celle qu'on montre du doigt parce qu'elle a commis une faute, fichée par la République!

Décidément ces vacances m'auront coûté très très chères...

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06 mai 2009

Perte et Fracas - Jonathan TROPPER

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Doug a 29 ans et il est veuf. Hailey, sa femme, est décédée dans un accident d'avion. Plus âgée que lui, elle lui laisse un fils, un ex-mari et une maison dans une banlieue chic américaine. Doug est malheureux et rien ne semble pouvoir le sortir de son mal-être.  L'histoire commence ainsi. Il se complait depuis un an dans son malheur, boit pour oublier, dort pour oublier et envoie paître le premier venu pour qu'il n'oublie pas qu'il est malheureux!

Mais Doug est un homme intelligent et il est soutenu par sa famille et surtout par sa soeur jumelle qui vit aussi des déboires. Son autre soeur se marie avec un homme qu'elle a rencontré lors de l'enterrement d'Hailey, si bien que Doug n'accepte pas d'emblée ce mariage. Sa mère boit pour supporter son mari, médecin de son état mais surtout diminué de ses moyens ayant eu un accident cérébral quelques années plus tôt.

Le tableau semble très noir, surtout si on y rajoute l'adolescent malheureux d'avoir perdu sa mère et qui jongle entre un père totalement absent et un beau-père, totalement incapable de sortir de son auto-apitoiement. Pourtant, ce roman est une bulle d'optimisme, sans fanfaronnade ni sentimentalisme. Chacun essaie de se dépétrer comme il peut de la mélasse dans laquelle il est tout en regardant l'autre qui est lui aussi très mal. Ils se serrent les coudes comme ils peuvent, essayant d'apporter du soutien et des solutions à celui qui semble plus mal.

C'est un roman qui est très bien écrit. Il est dans la lignée de ses romans précédents, Le livre de Joe et Tout peut arriver. On se prend au jeu des personnages et on a envie de s'installer en face d'eux avec une tasse de café ou un bon verre pour leur donner des conseils et leur exposer notre façon de voir les choses.

Je vous le recommande vivement. Bonne lecture.

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