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fiches de lectures par ci et photos par là, quotidien de ci de là

02 février 2009

Qui suis-je ?

point

On me voit partout, tout le temps. Tous les jours, mon nom s’étale en lettres grasses sur les journaux et j’apparais gesticulant sur les écrans de télévisions. J’ai beaucoup de tics (ou de tocs), je cligne de l’œil, je fais des mouvements d’épaule et j’ai une tête désarticulée qui bouge dans tous les sens. Parfois, mes yeux s’agrandissent comme si j’étais étonné mais en fait, je maîtrise très bien cette grimace et elle n'exprime pas du tout l'étonnement mais pousse celui qui m'écoute à bien comprendre ce que je dis. Parfois, j’ai un sourire qui s’étire sur mon visage et ce sourire-là, il exprime clairement mon ravissement. Parfois encore, je pique de grosses colères et là, beaucoup rentrent les épaules car des têtes peuvent tomber.

J’ai des convictions. Je suis quelqu’un qui sais et qui connais beaucoup de choses. Je suis visionnaire et je me dois de partager ce don avec le plus grand nombre. Je dois absolument éduquer tous les ignorants et leur expliquer par "a + b", que je sais ce que je fais et que tout ira mieux quand j’aurai tout arrangé.

J’aime le travail, d’ailleurs, je travaille énormément et je voudrais que tout le monde travaille beaucoup plus. J’ai toujours quelque chose à faire. Quand je marche, ma motivation se sent car j’ai une démarche rapide, qui se balance de droite à gauche, et qui me donne plus de vitesse.

Enfin, je suis célèbre. Ma femme est célèbre. Je sais que mon empreinte restera longtemps gravée dans les mémoires et dans la cire. L’histoire est en marche avec moi, je n'en doute absolument pas.

Je suis, je suis ???  

Posté par eirelav à 06:39 - Quand j'y pense - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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30 janvier 2009

On ne peut plus se fier à personne

caddie

Décidément, en ce moment, il m’en arrive des choses bizarres. Il y aurait-il une mauvaise lune ou quelque chose comme ça qui nuirait au bon déroulement de la vie ???

Bref. Hier, Journée banale dans une vie banale, je vais au supermarché, ravitailler la maison en victuailles et autres banalités (Papier toilette, dentifrice ou nouvel Albal – qui est censé coller deux fois plus mais qui, en réalité, est une fumisterie flagrante car il colle que dalle !)

Je fais donc mes courses, le nez collé sur la liste, et j’avale les rayons que je connais par cœur, sachant exactement où je dois aller, à quelle hauteur je dois lever la main pour attraper la confiture, où je dois poser les yeux à la recherche du bon chocolat. Enfin, je suis une pro, je boucle les courses de la semaine en moins d’une heure, top chrono.

J’arrive à la caisse et je mets mon chariot sur le tapis et j’attends que la caissière en arrive à mon tour. Voilà, voilà, je passe et je commence à ranger. Et là, "ça" se produit. L’homme derrière moi, la quarantaine, plutôt pas mal, qui me regarde et qui me fait de drôles de signes de tête. Dans mon petit cerveau, ça se met à turbiner à plein régime et je me dis que sa technique de drague est plutôt bizarre, car que peut-il me vouloir à part me draguer, hein ? Je réfléchis tout en continuant à ranger : le connaitrais-je ? Parfois les gens me disent bonjour et je pense ne jamais les avoir croisés. Re-coup d’œil à ce bel homme (oui, on peut dire ça) et là, il pointe le menton en direction de la petite vieille à côté de moi. Visualisez bien : les deux caisses se regardent, les chariots sont l’un à côté de l’autre. Pendant que moi je remplissais le mien, la petite vieille me le vidait et mettait mes achats dans son chariot, l’air de rien. Ainsi, elle m’avait délestée de la farine, du jambon et du paquet de sopalin !!! Et le type derrière moi qui n’en manquait pas une et me faisait de grands signes (je m’en suis rendue compte par la suite) pour me prévenir du forfait !!!

« Excusez-moi madame, mais tout ceci m’appartient ! Vous venez de vous servir dans mon chariot ! » La petite mémé a feint l’erreur. Tu parles !

On ne peut vraiment se fier à personne…

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28 janvier 2009

J’ai rencontré un fou !

marge

Avez-vous déjà testé une rencontre  avec un fou ? Non ? Et bien, je l'ai fait pour vous, allez hop, ça, c’est fait !

Je me baladais (sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu…) en plein centre ville quand un homme, costume-cravate, attachée case à la main s’avance vers moi en regardant distraitement sa montre.

- Excusez-moi, vous avez l’heure ? Me demande-t-il du tac au tac.

La surprise devait se lire sur mon visage, (décidément, je ne ferai jamais agent secret, je ne sais pas masquer ce que je pense), il continue :

- Ma montre a du s’arrêter.

Rassurée par cette dernière info, (enfin, je dis « rassurée » mais je n’étais pas inquiète non plus, disons que sa question prenait un air crédible), je consulte ma montre et je réponds.

- Très bien, donc, nous avons le temps de prendre un café, me lance-t-il alors.

Re-surprise sur mon visage mais il n’en fait pas cas cette fois et il continue :

- Allez, viens Magalie, on va prendre un café, ne reste pas plantée comme ça !

A ce stade, c’est un sourire qui s’inscrit sur mon visage et mes yeux cherchent une caméra (cachée, forcément, donc je ne la verrai pas) ou un complice, (quelqu’un que je connaîtrais et qui me ferait une farce ?).

Que nenni !

Il m’agrippe  alors par le bras et me répète ou plutôt me dit, presque méchamment cette fois :

- Bon alors, Mélanie, tu viens oui ou non !

Je ne me laisse pas démonter et la colère commençant à monter, (bah oui, j’aime pas qu’on me touche comme ça !), je me dégage d’un large geste du coude et je lui dis :

- Eh oh ! Laissez-moi tranquille ! On se connaît pas, ok ?

Contre toute attente, mon costume-cravate, écarquille les yeux et crie :

- Mais laissez-moi Madame, c’est insensé enfin, vous m’agressez !

Des passants se retournent et me regardent avec un œil noir et moi, je me sens mal. Je me sens coupable. Je me sens prise au piège de l’erreur judiciaire. J’ai envie de me justifier et de dire que c’est l’inverse, que c’est lui qui m’agresse mais j’aurais l’air encore plus coupable si je me justifiais, non ? Je ne dis rien et je commence à partir en fulminant. Et vous savez ce qu’il fait mon costume-cravate ? Il me rattrape par le bras, gentiment je suppose cette fois et il dit bien fort, plus pour les passants que pour moi :

      -   Allez Mylène, fais pas la gueule, c’était pour rire !

 Je lui demande une dernière fois de me laisser tranquille et je pars d’un pas que je veux assuré et rapide, me retournant une fois éloignée pour voir s’il ne me suit pas mais non, il n’a pas bougé d’un iota…

 

 

Posté par eirelav à 06:32 - en ballade - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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