val's home

fiches de lectures par ci et photos par là, quotidien de ci de là

17 octobre 2009

Entre les murs...

11142014

Le titre est très bien choisi, c'est vraiment "entre les murs"...

Je suis plutôt déçue, je m'attendais à autre chose... à autre chose de mieux... de plus vivant, pour le moins, de plus vrai et de moins superficiel. Ben ouais, j'ai bien conscience de critiquer une palme d'or du Grand Festival de Cannes... je sais, je m'oppose à tout un tas de "spécialistes" du cinéma. Ok.
D'un point de vue réalisation, c'est nickel. J'ai aimé la façon dont c'était filmé. On a l'impression d'y être, d'être parmi les jeunes, de suivre le prof, on va même peut-être pouvoir donner son avis.
Les jeunes jouent bien, le prof aussi, certaines situations sont très réalistes et d'autres bien moins... Certains personnages sont carrément à côté de la plaque et l'ambiance ne fait pas du tout vrai.
Que dire de cette salle des profs qui est statique? Un prof pète les plombs, les autres regardent, ils sont placides, on se demande à quelle moment de la journée ça se passe: récré? Ben si c'est le cas, où est le bruit des gamins?
La récré justement, parlons-en: c'est un collège avec deux ou trois classes? Une impression de vide règne. Et ce principal qui semble être rigide, ne pas prendre de décision et qui ne tient aucun discours éducatif quand un événement se produit. Je ne parle pas de ce qui semblait être un Conseil d'Administration où le gestionnaire doit se défendre de la hausse du prix du café, ni de la CPE, ni du prof qui s'oppose au héros, ni de ce héros justement qui semble souffrir intérieurement et qui est seul.... Or, dans un établissement, on  n'est pas seul.

Je sens  très bien ce qu' aurai pu être ce film. Certains dialogues sont ciselés, très vrais mais il manque, à mon sens, un fil conducteur, une ambiance, plus de présence, plus de révoltes, plus de colère, plus de dialogues, d'échanges, de points de vue!

Dommage, c'était prometteur. Le fond était là, il manque "juste" les "interconnections" qui auraient fait de ce film un petit bijou de réalisme!

25 août 2009

Ma fille, cette espionne!

totallyspies"Dis maman,tu crois que je pourrais faire agent secret?"

Du haut de ses 8 ans, ma petite miette à l'allure sportive et féline se prend au jeu de l'espionnage. Déjà très expérimentée et plutôt compétente je dirais, elle nous observe, se faufile partout en silence, capte les conversations ...
Elle se prend de passion pour les totally spies, lit le club des cinq , invente des gadgets d'espion avec des objets improbables, (une brosse à cheveux-téléphone, ben voyons!) et entraine sa petite soeur, de sorte qu'elles forment un duo assez percutant!

Nous ne pouvons avoir aucune conversation sans qu'elle y mette son grain de sel et donne son avis, elle est curieuse "comme une chatte en vacances " (expression utilisée par les adultes autour de moi lorsque j 'étais enfant, comme quoi, l'enfance, ça marque!) et tire des conclusions à tire l'arigot! (autre expression d'antan, décidément!).

"Comment on fait pour être agent secret?" En voilà une question intéressante! Je lui ai dis que les agents secrets étant secrets avaient souvent une "couverture" et prétendaient travailler dans une banque (bah oui quoi, j'ai vu Alias) par exemple mais avaient des missions connues d'eux seuls et de leur équipe. Au grand étonnement de ma petite miette, j'ai apporté un exemple expliquant que la voisine en face de chez nous, avec son allure BCBG était peut-être bien une espionne. On la croyait bien tranquille, mais qui sait?

J'ai senti que j'avais renforcé son envie de faire de l'espionnage. Dans quelques années on me demandera ce que fait ma fille et je répondrai: "elle est dans la banque internationale" d'un ton dégagé tout en cachant l'électricité qui parcourra mon coeur de mère inquiète.

Posté par eirelav à 13:20 - une histoire - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 août 2009

Une journée de paresse à l'ombre de l'albizia

albizia

Journée cool et farniente couchés sur une couverture à larver à l'ombre de l'albizia familial. C'est fou ce qu'on peut faire à l'ombre de cet arbre à soie! Vous ne voyez pas? Non? Allez, en vrac et rien qu'aujourd'hui: La sieste, discuter, lire, jouer aux dames, manger une glace, repérer l'oiseau sur la branche et se dire qu'on est juste dessous et que s'il fait caca c'est en plein sur le nez qu'on le reçoit (ben oui...), rire, dessiner, crier, encourager le quignon qui tente ses premiers pas à quatre pattes, encourager le quignon qui cherche à faire des marionnettes, faire des projets et envisager ce qu'on va faire en rénovation, rêver, chasser la bestiole qui se dirige à pas de loup vers le quignon, l'empêcher de mettre l'herbe à la bouche, boire un coup d'eau fraiche, bailler à s'en décrocher la machoire, chahuter et faire les zouaves, tenter un poirier, faire des galipettes, entrer dans des débats philosophiques et gastronomiques (plus il fait chaud, plus on rivalise d'idées pour nos papilles en recherche de fraîcheur!), être de bonne humeur, bref, se la couler douce...

Posté par eirelav à 22:14 - actuellement - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 avril 2009

Souvenirs d'enfance

bouquet_lilas_11

Mathilde nous faisait sentir bon les souvenirs d'enfance dans un de ces derniers posts et j'ai moi aussi voulu replonger dans ce passé à la fois lointain et si proche. Quand je pense à mon enfance, je sens le lilas, le lilas violet et le lilas blanc. Je le revois en bouquet  odorant sur la table de la cuisine, cette énorme table qui trônait dans la grande pièce chez mes grands-parents. Enfin, grande, il faut le dire vite, aujourd'hui, la pièce est ridiculement petite mais à l'époque, elle était gigantesque, si, si, je vous jure. Question de perspective, j'imagine...
Sur cette même table, je buvais du chocolat poulain mais à l'époque (Oh là, je parle comme une vieille!), il y avait une image dans le paquet. Les yaourts aussi recelaient des trésors: il fallait collectionner des points et ensuite, on envoyait tout ça et on avait une petite babiole. Et pis, y avait le cadeau Bonux!

On trottinait sur des trottinettes rouges avec des guidons très larges et nos rollers s'appelaient "patins à roulettes" avec des roulettes 2 X 2 et non en ligne... L'hiver je portais des camargaises  sous mes pantalons en velour  et j'en étais drôlement fière! Le téléphone hurlait d'une sonnerie de fou et on prenait des photos avec un polaroïd! La photo sortait direct!

Je mangeais des tonnes de carambars au caramel et du nutella avec une toute petite spatule dans un petit pot en plastique que j'achetais chez la boulangère.

Sur la troisième chaine, je regardais des films à 20h30 mais je me cachais  quand le générique annonçant le film montrait des regards les uns à la suite des autres car certaines paires d'yeux m'effrayaient! Tout comme le générique des dossiers de l'écran d'ailleurs! A 20h, on suivait les jeux de 20h avec Maitre Capello et à midi, l'académie des 9.

Mes souvenirs sentent bon le lilas...

Et vous, quels sont vos souvenirs d'enfance?

Posté par eirelav à 22:06 - Quand j'y pense - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 février 2009

je suis plus fort que toi!

Mn_1b

Il y a bien des choses que je ne supporte pas chez mes congénères mâles et femelles et parmi celles-ci, plus particulièrement, c'est les démonstrations d'autorité parentales, vous me suivez?

Je ne supporte pas ce père-là qui va hurler sur son gamin, plus pour nous montrer à nous, illustres inconnus nous trouvant là par hasard, qu'il "mâte" son enfant, qu'il a la force, le pouvoir, bref que pour lui, l'autorité, c'est pas un problème. Parce que nous, forcément, on est épatés de voir ce grand bonhomme "maîtriser" son bambin de trois ou quatre ans hein? Qu'est-ce qu'il est fort!

Et cette mère-là, qui insulte son gosse parce qu'elle en a marre de lui et de ses questions et de sa trop grande vitalité. Vous la voyez cette mère-là qui s'égosille sans honte aucune, comme si nous n'étions pas là?

Parfois, je voudrais intervenir car après tout, le simple fait que ça se passe sous mon nez m'autorise à réagir, non? Souvent, une main anticipatrice saisit mon bras et un regard réprobateur me signifie clairement qu'il faut que je me taise. Mais je n'y peux rien, je ne supporte pas qu'on parle mal aux enfants, voire qu'on les humilie. Je comprends que parfois on peut être fatigués et qu'on n' a pas envie de parlementer, ça m'arrive à moi aussi, on est tous humains mais ces comportements rudes et qui peuvent être dégradants pour les enfants, ça m'insupporte. Comment ensuite demander à tous ces minots de parler correctement et d'être respectueux alors que celui ou celle qui les démolit est censé justement  les protéger de ces paroles blessantes?

Voilà, c'était un coup de gueule du jour après avoir rencontré une énième fois un papa destructeur verbalement pour son enfant, petit bambinot, rabaissé d'un coup par des paroles blessantes comme une douche froide qui lui tomberait dessus. Il ne peut pas se relever de ça. Il est humilié, il est petit, il est vulnérable...

Posté par eirelav à 06:20 - Quand j'y pense - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 février 2009

Les petites mains

janvier_09_132

J’aime ces petites mains qui ne ressemblent pas encore à des mains capables de manipuler tout ce qu’elles touchent. J’aime ces petits doigts potelés qui agrippent comme ils peuvent mes grandes mains, mon tee-shirt, mes joues. J’aime ces petites mains qui se posent comme elles peuvent partout où c’est possible. Je suis émue en regardant ce pouce qui se tend et qui trouve sa place naturellement dans cette petite bouche. Je regarde ces petits ongles qui sont décidément tous petits. Je trouve attendrissantes ces petits fluches de laine qui se coincent entre les petits doigts qui ont attrapé couvertures et doudous. J’aime quand ces petites mains se pelotonnent en poings serrés et qui s’agitent en cas de grande faim. J’aime aussi quand au contraire, elles sont ouvertes et détendues pendant le sommeil. J’aime y glisser mon doigt pour qu’il soit prisonnier de cette main toujours chaude et douce. Je fonds littéralement quand elles attrapent le doudou qui ira se nicher dans le petit cou.

Je les regarde et je me dis que, dans quelques années, elles auront grandi, elles se seront transformées. Elles apprendront à utiliser tout un tas d’ustensiles. Peut-être seront-elles virtuoses et seront-elles capables de jouer de la musique ou de dessiner. A n’en pas douter, elles seront fortes et puissantes. Et quand elles auront atteint leur taille adulte, je les regarderai encore et je me souviendrai de ce qu’elles étaient quand elles étaient toutes , toutes petites et je sais d’avance que les larmes ne seront pas loin.

Posté par eirelav à 06:39 - j'adore! - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1