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20 juin 2009

Léon double-face

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Eustache, mon ami Eustache est un gaffeur, remember? Et bien Eustache, c'est pas commun, vit avec un autre gaffeur, j'ai nommé,  Léon Double-Face! C'est pas visible au premier coup d'oeil, on se dit même qu'heureusement qu'Eustache vit avec Léon, comme ça, il est quand même protégé de bien des gaffes et autres catastrophes. Sauf que, ben oui, c'est bête, Léon, il déconne aussi...

Eustache et Léon, dans un soucis de partage des tâches, dites domestiques, ont passé un samedi à astiquer, reluire, frotter avec énergie et bonne humeur, hum...

A l'un, le nettoyage de la grille, à l'autre, celui de la voiture. Ceux qui les connaissent savent très bien que jamais,  ô grand jamais, Léon ne nettoiera la grille! ( ... et je le comprends...) donc, il a nettoyé la voiture, cette voiture qu'ils ont depuis pas mal de temps et qui est en super état mais que Léon voudrait changer pour un modèle... autre...

Après-midi mousse, donc, gants mappa et éponge...

Et puis c'est tout...

Le dimanche, en s'approchant du carrosse rutilant, Léon pousse des cris en apercevant les affreuses rayures sur la voiture. Et puis, ça lui revient, les rouages se mettent en route, il percute: Il a frotté avec le côté vert de la gratounette...

Sans commentaire...

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04 mai 2009

Quand je calamite...

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Je m'en veux, mais je m'en veux!

Parfois je fais des conneries qui valent leur pesant de cachuètes! Je les fais allègrement en pleine possession de tous mes  petits moyens et je dirais, avec le sourire... Oh bien sûr y'a pas mort d'homme mais quand même... ça fait suer!

Tout a commencé avec une discussion entre copains sur l'énergie, l'économie de la-dite énergie, blablabla, blablabla. Etant plutôt tête en l'air, je reconnais que je ne fais pas toujours attention à éteindre les lumières par exemple, honte à moi! Je sais.

Bon, donc, nous discutions là-dessus et au fur et à mesure de la conversation je me laissais convaincre du bien-fondé de ces petits "sacrifices": éteindre le micro-ondes par exemple car les veilles coûtent très chères au final. Et puis voilà, je n'y repense plus vraiment mais mon petit cerveau avait bien gardé en mémoire ces paroles pleines de bon sens citoyen.

Mon histoire commence véritablement ici. Nous sommes partis en vacances. Et au dernier moment, juste avant que je ne sorte de l'appartement, je passe par la cuisine et je revois mon copains qui explique à la tête de linotte que je suis que les appareils en veille doivent être coupés.  Je regarde la multiprises sur le bar de la cuisine sur laquelle sont branchés plusieurs appareils et j'ai comme un tilt. J'appuie sur le bouton qui coupe les appareils et intérieurement je suis fière de moi. J'avais fait ma BA!

Et puis toute à l'heure on rentre. Ma petite miette qui mettait la table ouvre le frigo pour mettre le fromage et elle annonce à la cantonade que le frigo n'a plus de lumière... Pas de tilt dans mon cerveau cette fois... ni quand mon chéri apparaît devant moi  avec un petit air qui ne trompe pas et qu'il m'annonce que j'ai coupé le frigo (!!!)  avant de partir en vacances... que tout est foutu sur les clayettes mais aussi dans le congélo... lasagnes faites maison, plats préparés avec amour... Une odeur terrible s'échappe de la cuisine... Oh les économies me tournent la tête, je suis pour la petite lumière qui veille sur nos victuailles et sur le bon déroulement de notre petite vie...

Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que la télé en veille ne m'a pas du tout traumatisée...

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10 avril 2009

C'est génétique

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J'ai une spécialité, qui irrite ou qui amuse, c'est selon. En tout cas, ça ne laisse jamais indifférent. Je dis ce que je pense. Ah ça c'est pas toujours bien pris mais qu'importe. De bonnes vraies relations valent mieux qu'un sourire crispé et qu'une tape dans le dos. Je ne supporte pas l'hypocrisie, pour moi, c'est rédhibitoire.

Je pars du principe qu'on peut tout dire à n'importe qui et en quasiment toute circonstance. Il faut y mettre les formes, certes mais c'est possible.  Et tant pis pour les susceptibilités des uns et des autres. Au moins, on sait à quoi s'en tenir.

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que la mystérieuse alchimie des gènes a opéré chez ma petite miette ,  qui, du haut de ses six ans,  n'a pas hésité une seule seconde, à déclarer à une dame croisée aux courses qui parlait avec une voix très grave que lorsque l' on fumait on parlait avec une voix d'homme!  La dame a levé un sourcil et je me suis attendue à une réponse acerbe. Mais pas du tout,  elle l'a regardée avec étonnement et ma petite de continuer: " c'est seulement quand on fume beaucoup!" La dame a souri et s'est éloignée.

J'ai quand même expliqué à ma fille que l'on ne pouvait pas dire n'importe quoi à n'importe qui et que l'on pouvait vexer mais j'ai bien sentie que mes arguments n'étaient pas percutants. Tant de similitudes ne sauraient mentir. Aïe, aïe, aïe...

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12 mars 2009

Quand je fais des miennes!

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L'autre jour, ma rue était déserte. Il pleuvait, pleuvait, pleuvait énormément. Moi, j'étais au sec dans ma voiture, les miettes derrière, on sortait entre filles. Je démarre, les essuie-glaces vont et viennent, c'est que c'est pas de la petite pluie! Ma rue n'est pas une belle rue goudronnée mais une rue abandonnée par la DD* qui semble ignorer qu'elle existe tant les trous et les bosses en font même peut-être une exception dans la ville. Bah, j'y suis habituée et finalement, je l'aime bien, cette bonne vieille rue cabossée. Mais je m'égare.

L'autre jour donc, au volant, sous la pluie, je démarre et je me mets à rouler pas trop vite, on est en ville et en plus il pleut des cordes. Je discute en même temps, je pars dans des explications, je m'implique dans la conversation en regardant dans le rétro mes petites interlocutrices et je roule évitant cette bosse-là et ce trou ici. Et blabla et blabla.

Un vieux monsieur est recroquevillé sur lui même pour avancer face à la pluie battante. Il peine, il n'a pas de parapluie, il sera mouillé en arrivant chez lui c'est sûr. C'est même certain! Je discute, je discute et je ne percute pas que je suis en train de rouler sur une énorme flaque, à côté du papi qui se l'a prend de plein fouet. Je réalise au moment où lui-même se rend compte que je suis une folle qui vient de l'arroser et je sens bien qu'il n'y croyait pas. Si je voyais son regard, il serait incrédule, c'est sûr.

Derrière moi des rires: le pépé a pris une douche. Et dans mon rétro, le vieux bonhomme s'est retourné, bien redressé à présent et il lève les mains dans ma direction... Le pauvre, je l'aurais poussé dans la piscine qu'il n'aurait pas été plus mouillé! Je me sens comme une sale gosse (que je suis). J'irai m'excuser, promis, juré, craché!

Posté par eirelav à 06:32 - c'est léger... - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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