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01 novembre 2009

n°2

Previously: n°1


Elle a immédiatement changé de statut, elle l'a très bien ressenti. Toute son enfance, on l'a traitée en gamine, celle qui ne sait pas, celle qui ne peut pas faire, celle qui est trop petite. L'annonce de la grossesse a tout changé. Son père a versé une larme et Catherine et Solange, malgré la jalousie d'avoir été devancées, l'ont chaleureusement félicitée. Sa mère l'a prise dans ses bras et lui a dit qu'elle était une femme à présent. Jean, fidèle à lui -même, a hoché la tête, ce qui voulait certainement dire que c'était bien. Mais là, aujourd'hui, rien ne se passe comme elle l'a souhaité, rêvé, idéalisé. Georges n'est pas le mari idéal. L'homme se révèle trompeur et absent. Ce bébé, il ne le souhaite pas vraiment. D'ailleurs, il ne s'est pas réellement intéressé à la grossesse et là bordel, il est où? Quelle mascarade! Pourquoi a-t-il absolument tenu à se marier si c'est pour la laisser tomber aujourd'hui? De quoi elle a l'air, elle, maintenant? D'une gourde qui se fait avoir! Tu parles d'une infantilisation! Elle ne se sent plus du tout femme mais une  toute petite fille prise en faute et qui voudrait partir loin, très loin, pour ne pas avoir à affronter le regard des autres.

Elle sort immédiatement de sa réflexion morbide au moment où son père entre comme un fou dans le salon:
"Allez, c'est parti ma petite!  Monsieur Jeannet nous attend en bas dans sa DS. On sera à la clinique dans dix minutes. Où est ta valise?
- Chez moi..." dit-elle gênée. Décidément, elle les accumule. Venue pour le déjeuner chez ses parents avec son mari, elle n'avait pas pensé une seconde qu'elle pourrait repartir de chez eux en trombe pour aller mettre son bébé au monde.  Merde, merde, je vais devenir folle!

"Ah... Qu'est-ce qui se passe... J'ai.. Je suis..., bredouille-t-elle
- Oh la la, elle a perdu les eaux Pierre! Vite, il faut partir!"

S'il avait fallu que ce départ soit discret, c'était râté. La moitié de la rue est maintenant au courant que la fille Vareille va accoucher. Ils regardent tous cette petite équipée qui sort du numéro sept à grands fracas. Pierre porte sa fille jusque dans la voiture tandis que Léontine lui répète:
"Attention, tu vas la tomber! Attention, tu vas la cogner! Tu ne devrais pas la porter comme ça! Tu veux que je t'aide? Tu es sûr que tu vas y arriver seul? Mais laisse-moi t'aider! Attention à la marche!
- Mais bon dieu, fous-moi la paix, tu vois pas que tout le monde te regarde crier?!
- Mais je crie pas, c'est toi qui hurles! Attention à la porte!"

Mais merde, même aujourd'hui, ils vont se disputer, alors que je souffre le martyr et que Georges, ce connard, est en train de faire je ne sais quoi!!! Bordel!
"Arrêtez s'il vous plaît, tout le monde vous regarde!"

Dans la voiture, ils continuent de se chamailler pour la valise. Pierre pense qu'il faut filer tout de suite à la clinique tandis que Léontine lui fait remarquer que c'est bien un homme, que même après quatre enfants, il ne sait toujours pas qu'un accouchement dure des heures et qu'ils ont bien le temps de faire un petit détour par l'appartement de leur fille pour aller récupérer la fameuse valise, ce sera bien plus pratique ensuite, Annie trouvera toutes ses affaires et celles du bébé. Et puis, on ne sait jamais, si Georges ne réapparaissait pas de sitôt, comment ferait leur fille pour se changer? Les arguments sont abattus les uns après les autres sur un ton qui ne supporte aucune réplique et Pierre compatissant, fait signe à monsieur Jeannet de bien vouloir aller tout droit une fois arrivés aux grandes maisons pour aller chercher la valise.
"T'en fais pas Annie, dit monsieur Jeannet, ta mère a raison. Il va pas sortir comme ça dans la voiture le petit. Ma Simone, quand elle a eu Madeleine, elle y est restée plus de vingt heures... Moi, je savais plus quoi faire, alors, je suis parti boire un coup avec les copains. Tiens, ton père étais là ce jour-là, tu te souviens Pierre?
-Vingt heures?... souffle-t-elle, vingt heures..."

Il aura fallu exactement onze minutes à Pierre pour aller récupérer le paquetage maternel au cinquième étage. Une fois redescendu, il grimpe dans la vieille DS et ils filent tout droit jusqu'à la clinique du Parc où Annie est immédiatement prise en charge par une soeur-infirmière.
"Où est le père? demande-t-elle, autoritaire.
- Ici", répond Pierre, un peu penaud. C'est qu'elle lui ferait presque peur avec sa coiffe sur la tête et son air austère.
Elle le juge de toute sa hauteur et dédaigneusement lève les yeux au ciel et réplique:
"Le père de l'enfant, c'est vous? Vous me semblez un peu vieux!"
Se rendant soudainement compte de la confusion, Pierre esquisse un sourire gêné et dit:
"Non, je suis le père de la future maman." Et il ajoute aussitôt: "Le papa arrivera plus tard".

Les formalités d'admission ne prennent que quelques minutes et Annie est conduite dans la salle de travail. Ses parents restent dans la salle d'attente qui est contigüe à celle-ci, si bien qu'ils peuvent suivre les opérations d'assez prêt.

Sans lui adresser le moindre regard, un homme tout de blanc vêtu explique à Annie qu'il va maintenant juger de l'avancement du travail.
"Vous allez avoir votre bébé très vite, Madame, votre col est presque entièrement dilaté.
- Ah? parvient-elle à souffler.
- Qu'est-ce que vous voulez, un garçon ou une fille?
- Mon mari préfèrerait un garçon mais moi, ça m'est égal.
- Et votre mari, il ne veut pas assister à l'accouchement? Vous savez, maintenant, les hommes ont leur place à côté de leur femme pour les aider et les encourager. Et puis le bébé ressent la présence de son père!
- Je... je... je ne sais pas où il est...", parvient-elle à dire après une contraction extrêment douloureuse.


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30 octobre 2009

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Schaffer & Annie Barrows

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Avec un titre comme celui-ci, la lecture ne pouvait être que bonne. Et elle le fut!

L'histoire se passe après-guerre en Angleterre. Et nous découvrons cette histoire via de la correspondance entre les protagonistes. Juliet est la jeune femme que nous suivons et qui découvre ce cercle littéraire improbable sur la petite île de Guernesey. On s'attache aux personnages grâce aux descriptions dans les lettres ou grâce à ce qui est relaté sur les occupations des uns ou des autres.

C'est très frais, très optimiste, très romanesque. Les personnages sont en couleur, avec de vrais caractères et des personnalités diverses: nous avons des excentriques, des posés, des enthousiastes,  des observateurs... Les émotions sont décrites suivant la sensibilité de l'auteur de la lettre. Petit à petit, une histoire se dessine, au fur et à mesure que les liens se tissent entre les personnes.

C'est une belle histoire qui se déroulent dans ces lignes: une histoire pleine d'espoir au sortir d'une guerre destructrice. On sent l'envie de tout recommencer, de faire fi du passé et d'aller de l'avant.

On se sent bien avec ce livre. On a l'impression d'avoir découvert un coffre dans un grenier avec des paquets de lettres retenues par une ficelle et de lire les lettres tant chéries de notre grand-mère à la lueur d'une lampe de poche, sur le plancher poussiéreux. Une belle impression, forcément, on a découvert un trésor!

Un bon bouquin à lire ce week-end car normalement, le temps se gâte!

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28 septembre 2009

Le Magasin des Suicides - Jean Teulé

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La famille Tuvache tient un commerce: Vous y venez une fois et une seule, vous achetez votre produit pour vous suicider et vous ne reviendrez forcément pas. Il est tenu par la mère et le père qui rivalisent d'idées en poisons et autre concepts pour mourir. Ils ont trois enfants qui font la fierté de leurs parents sauf le dernier, qui a mal tourné: il sourit, est optimiste et répand la joie de vivre! Les deux autres sont mal dans leur peau, ne vont pas bien, bref, cadrent avec le commerce parental.


Malgré tout, le petit dernier a un impact sur la famille qui se laisse "ramollir" par la bonne humeur du garçonnet. Seul le père est récalcitrant et regarde tout ça d'un mauvais oeil. Petit à petit, le magasin change, évolue et la famille aussi.

Un livre qui se lit en un éclair. Un roman très agréable qui fait appel à nos sentiments, à nos ressentis et à notre façon d'envisager la vie. Sous des airs de simplicité, il recèle de trésors d'humanisme. Ca grince, ça nous irrite parfois, ça nous agace et ça nous déconcerte forcément!

Si vous êtes d'humeur noire ou si vous cherchez un sens à votre vie, ce livre est pour vous!  Bonne lecture!

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06 septembre 2009

Où on va, papa? Jean-Louis Fournier

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C'est un livre qu'on lit très vite, en une soirée. On le dévore avec tristesse, incompréhension, compassion. Jean-Louis Fournier nous dévoile sa vie de père avec parfois du détachement,  avec quelque fois du sarcasme, toujours avec de l'émotion. Un premier enfant, un garçon, nait handicapé mental. Un deuxième garçon arrive. C'est l'espoir qui pointe le bout de son nez. Ils y croient quelque mois et puis l'annonce fatale: handicapé lui aussi.

La vie s'organise autour de ces deux enfants qui n'évoluent pas comme les autres. Les parents se questionnent, font comme ils peuvent, vont de désillusions en désillusions. Les enfants grandissent, les regards des autres se posent toujours sur eux, les parents encaissent.

Leur vie devient compliquée à chaque instant, les enfants grandissent avec difficulté, ils sont physiquement diminués mais la vie continue malgré tout.

C'est l'histoire d'un combat, l'histoire d'un questionnement permanent sur le sens de la vie,  l'histoire de l'incompréhension. Témoignage poignant, "Où on va, papa?" nous renvoie à nous-même, à notre condition de parent, à notre vie, à l'injustice qui peut frapper, à la peur, au trou noir.
C'est un livre à découvrir. Dès qu'on lit  les premières  lignes, on ne peut plus lâcher les pages. On compatit avec force, on voudrait encourager cet homme et cette femme qui ont souffert et qui souffrent, on se sent démunis.

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24 août 2009

Les charmes discrets de la vie conjugale - Douglas Kennedy

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Voilà un auteur que je ne connaissais pas du tout. Bien sûr, j'en avais déjà entendu parler, bien sûr j'avais déjà vu ses livres sur les consoles des libraires mais, allez savoir pourquoi, je n'avais jamais été attirée par les couvertures, je n'avais jamais retourné le bouquin à la recherche du résumé ni feuilleté quelques pages histoire de s'imprégner de l'ambiance. Car alors, il est possible que je serais allée plus avant.

Une amie m'a tout simplement parlé de cet auteur en me le conseillant vivement. Et franchement, après le premier opus, franchement je suis sous le charme. Tout d'abord, l'écriture est agréable et fluide. Ensuite les réflexions de l'auteur sont très intéressantes. Parfois il pointe du doigt le ressenti, pose des mots sur des concepts indescriptibles, cerne le sujet d'une façon remarquable.

Dans les charmes discrets de la vie conjugale, l'histoire se passe en deux temps. Elle est écrite au féminin, nous suivons l'histoire d' Hannah dans les années 70 où elle est encore étudiante, rencontre un médecin,  se marie avec lui au grand désespoir de sa mère et le suit dans une petite ville du Maine. Très attachée à son père qui est professeur d'université et agitateur local contre la guerre que mène le pays, elle s'installe avec précaution dans la vie.  Un événement va cependant se produire qui va bouleverser sa vie quelques trente années plus tard.

La deuxième partie du livre se passe dans les années 2000. Le passé va ressurgir d'une façon inattendue à un moment très inopportun. La vie d' Hannah va dégringoler sans qu'elle puisse maîtriser quoi que ce soit.

Très bon roman que je vous conseille vivement, vous m'en direz des nouvelles!

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20 mai 2009

Un don - Toni Morrison

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Fin du XVIIème siècle en Amérique. L'esclavage n'est pas encore une histoire de race. On peut payer d'une personne pour n'importe quelle dette, les personnes étant monnayables. L'histoire se situe dans une ferme où le couple a à son service trois jeunes femmes ou filles: Lina, une esclave, proche de rebekka, la maîtresse de maison, Sorrow et Florens.

On navigue dans la tête des unes et des autres, leur vie d'avant l'esclavage, leurs peurs, leurs espoirs.  La maladie fait peur, certaines croyances font peur, la vie est dure et chacun essaie de tenir le coup.

Toni Morrison nous raconte des vies brisées mais qui acceptent l'inévitable fatalité de leur existence. Le récit est volontairement  embrouillé si bien que la lecture est parfois difficile. Il faut constamment se poser la question de savoir si nous sommes dans le réel ou l'imaginaire, dans le présent ou dans le passé. La jeune Florens qui a été donnée par sa mère au maître, ne comprend toujours pas pourquoi des années après, sa mère l'a choisie elle, plutôt que de se sacrifier elle-même.

C'est un roman qui est souvent dur par l'histoire qu'il raconte. La vie des hommes et des femmes n'a bien évidemment rien à voir avec ce que l'on peut penser. Une vie humaine n'avait pas la même valeur qu'aujourd'hui et l'on envisageait pas les enfants avec la bienveillance qui les entoure aujourd'hui. La mort est racontée, la souffrance, les larmes, le viol, la soussmission et le désespoir.

Un roman fort qui ne laisse aucun espoir à quiconque, ni aux maîtres, ni aux esclaves et encore moins aux femmes.

A lire si on se sent prêt à plonger dans l'univers presque bestial de cette époque.

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06 mai 2009

Perte et Fracas - Jonathan TROPPER

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Doug a 29 ans et il est veuf. Hailey, sa femme, est décédée dans un accident d'avion. Plus âgée que lui, elle lui laisse un fils, un ex-mari et une maison dans une banlieue chic américaine. Doug est malheureux et rien ne semble pouvoir le sortir de son mal-être.  L'histoire commence ainsi. Il se complait depuis un an dans son malheur, boit pour oublier, dort pour oublier et envoie paître le premier venu pour qu'il n'oublie pas qu'il est malheureux!

Mais Doug est un homme intelligent et il est soutenu par sa famille et surtout par sa soeur jumelle qui vit aussi des déboires. Son autre soeur se marie avec un homme qu'elle a rencontré lors de l'enterrement d'Hailey, si bien que Doug n'accepte pas d'emblée ce mariage. Sa mère boit pour supporter son mari, médecin de son état mais surtout diminué de ses moyens ayant eu un accident cérébral quelques années plus tôt.

Le tableau semble très noir, surtout si on y rajoute l'adolescent malheureux d'avoir perdu sa mère et qui jongle entre un père totalement absent et un beau-père, totalement incapable de sortir de son auto-apitoiement. Pourtant, ce roman est une bulle d'optimisme, sans fanfaronnade ni sentimentalisme. Chacun essaie de se dépétrer comme il peut de la mélasse dans laquelle il est tout en regardant l'autre qui est lui aussi très mal. Ils se serrent les coudes comme ils peuvent, essayant d'apporter du soutien et des solutions à celui qui semble plus mal.

C'est un roman qui est très bien écrit. Il est dans la lignée de ses romans précédents, Le livre de Joe et Tout peut arriver. On se prend au jeu des personnages et on a envie de s'installer en face d'eux avec une tasse de café ou un bon verre pour leur donner des conseils et leur exposer notre façon de voir les choses.

Je vous le recommande vivement. Bonne lecture.

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20 mars 2009

Je farfouille à la recherche de bons bouquins

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Pimousse demandait l'autre jour comment on choisissait ses lectures. Alors moi c'est simple, je fais des razzias régulières dans les librairies. J'en ai deux principalement à mon actif mais il m'arrive aussi d'aller faire un tour à la FNAC. Ma préférence, c'est quand même la bonne vieille librairie avec le libraire qui peut répondre à quasi toute mes questions sur les auteurs et sur les bouqins. Et s'il n'y parvient pas, il sait où chercher la réponse, ce qui n'est pas forcément le cas des vendeurs de la FNAC.

Mais Bref. J'adore fureter dans les rayons et chercher un nouvel auteur à découvrir. Quand j'aime un auteur, je me fais la collection complète. J'en achète plusieurs d'un coup. Ensuite j'alterne entre auteur connu et aimé et nouveauté, comprenez auteur qui m'est inconnu.

J'ai toujours plusieurs bouquins qui attentent sur ma table de nuit. D'ailleurs, je serais désemparée si je n'avais aucun livre d'avance. Il me faut toujours mon stock et parfois, alors que je projette de lire un livre en particulier, après la fin de celui qui est en cours, mon choix se porte sur tout à fait un autre et pour peu que le livre soit bon, je jubile de bonheur. Une fois de plus, vous vous rendez compte qu'il en faut peu pour que je sois heureuse...

Parmi mes auteurs fétiches, j'adore tout particulièrement Jean-Paul Dubois, Nancy Huston, Jonathan Tropper ou encore Kate Atkinson, Catherine Cusset. Mais cette liste est loin d'être exhaustive!

En ce moment par exemple, je lis l'excellent "Zazie dans le métro" de Raymond Queneau. Je vous en parlerai bientôt.

Je vous souhaite à tous un excellent week-end.

Posté par eirelav à 06:19 - j'adore! - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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