03 juin 2009
confession d'une petite mémé

La maison de retraite c'est pas de tout repos! Les petits vieux peuvent être tordus mais ils sont aussi tordants! (Ouh, c'est beau ça). Leurs histoires qui nous paraissent parfois très futiles revêtent des caractères hautement importants pour eux. Tout leur quotidien tourne autour d'histoires invraisemblables qui leur auraient parut dérisoires quelques dix ou vingt années plus tôt.
Petite histoire de maison de retraite entendue ce week-end, entre Marie et Mme X.
Les toilettes sont communes au couloir qui doit accueillir six ou sept résidents. Elles sont mixtes ce qui choque Marie du haut de ses 86 ans. Marie ne s'entend pas avec Mme X, qui doit avoir à peu près le même âge, à cause des toilettes! C'est que Mme X ne sait pas les utiliser... Marie a tout découvert, une fois où Mme X n'avait pas fermé et qu'elle est rentrée par hasard. Marie avait bien remarqué que passer après certains, c'était dégueu et c'est d'ailleurs pour ça qu'elle y va avec son éponge et son détergent à chaque fois.
Bref, en ouvrant la porte, Marie tombe sur Mme X, à califourchon, dos à la porte!!! Le pot aux roses est découvert, c'est Mme X qui en met partout! (Faut dire qu'avec une telle technique, ça peut pas être autrement!) De colère Marie, renchérit: "Mais c'est vous qui ne tirez jamais la chasse!", et l'autre, embouscaillée dans ses jupes (ça, c'est pour l'image) de rétorquer : "Et alors, faudrait savoir!"
On résume: Mme X ne sait pas utiliser les toilettes, elle les enfourchent tel un canasson et repart allègrement sans faire évacuer quoi que ce soit car elle ne connait pas le mode d'emploi. Bon, cette histoire, racontée par Marie, m'a fait rire car le ton était marrant et sa façon de raconter, tout bonnement excellent! Mais au-delà de ça, ça m'a fait mal au coeur... L'histoire en elle-même est triste et le sort de tous ces petits vieux, vaillants et forts quelques années auparavant, qui deviennent tellement peu autonomes qu'ils ont besoin de vivre en maison de retraite... Drôle de vie.
03 avril 2009
J'ai THE technique

Bon, c'est vendredi, c'est léger, ce soir c'est le week-end, on va pas casser les crayons aujourd'hui alors je vais vous raconter ma technique du pipi-room. Quand on est garçon ou homme, on s'embarrasse pas, les toilettes publiques, professionnelles ou autres, c'est pas un problème. On est debout, on ne risque pas d'attraper la chtouille pour un petit pipi. Mais quand on est fille ou femme, c'est tout de suite plus problématique! Il faut développer des stratégies pour se protéger et déjouer le jeu sournois de tous les petits microbes qui dansent joyeusement sur la cuvette en attendant leurs proies!
Point numéro 1: ne toucher à rien! C'est valable aussi pour les hommes! Si vous touchez la poignée, elle-même potentiellement infectée et qu'après vous "dirigiez" le jet direct dans la cuvette, vous "contaminez" à coup sûr votre anatomie privée, personnelle et cachée! Vous me suivez?
Donc, on évite de toucher les portes et les poignées.
Point numéro 2: on utilise du papier toilette pour manipuler le verrou.
Point numéro 3: Pour les filles, deux variantes: variante A: on tapisse la cuvette de papier ou variante B, on se tient semi-assise au dessus de la cuvette. Perso, je préfère la B, tout ce qui éloigne la vie microbienne de mes fesses me sied mieux!
Point numéro 4, enfin: On n'appuie pas sur la chasse avec la main. Ca grouille à cet endroit!!! Moi je donne un coup de pied sur le gros bouton ou j'utilise encore une fois le papier toilette.
Et enfin, c'est valable pour tout le monde: on se lave les mains mais on ne les essuie pas avec le torchon tout sale et encore mouillé qui traine là depuis au moins... oh oui... c'est ça.
Bon, tout ça n'est pas très stylé, certes, mais on fait comme on peut, hein!
23 mars 2009
Confidences pour confidences
Il y a des circonstances dans la vie, des événements que nous ne maîtrisons pas. Ils nous tombent dessus au moment où l'on ne s'y attend pas, quand nous sommes à priori hors de danger, quand nous croyons que tout roule. On connait tous ce genre de situations qui tout d'un coup remettent en question le bon déroulement des choses.
Il y a quelques années, j'étais à une réunion où toute la profession était présente. C'est typiquement le genre d'événement que je déteste, rencontrer les collègues des autres secteurs. Tout le monde se fait des risettes et se tape dans le dos et dès que l'un tourne les tâlons, l'autre se penche vers un troisième et lui taille un costard. C'est humain vous me direz mais j'avoue que j'ai du mal. Après la réunion du matin, quartier libre pour le déjeuner avant de se retrouver (avec le sourire) l'après-midi. C'est la théorie des cercles qui se met en place. A va manger avec B qu'il a connu quelques années plus tôt et qu'il est content de retrouver mais B est accompagné de C avec qui il travaille en ce moment et celui-ci vient d'apercevoir, ("Mais oui c'est bien lui! ) D et ils ont des millions de choses à se raconter! Finalement, on se retrouve une petite dizaine à aller manger dans une brasserie non loin de la réunion et c'est plutôt bon enfant. Chacun y va de sa petite anecdote sur le boulot, les collègues, les grands pontes. Tout le monde essaie de se montrer sous son meilleur jour et de mettre en avant ses meilleures qualités.
A la fin du déjeuner, par ailleurs étonnament agréable, je file aux toilettes. A vous je peux bien le dire et vous raconter ce que personne ne voit jamais. Je suis donc cul nu et m'apprête à me servir de ce papier toilette-là. Je le saisis, en découpe quelques feuilles et... une collègue... F ou G... actionne la poignée et la porte s'ouvre!!! Je n'avais pas fermé la porte à clé!!! Je ne me suis jamais sentie aussi minable que découverte aux petits coins dans une position, il faut bien le reconnaître, inavantageuse... Debout, papier en main, pantalon et culotte baissés... y a pas pire! J'ai du hurler, elle aussi! Elle a fait demi-tour illico presto et s'est répandue en excuses devant D et A qui ne comprirent pas le problème.
Après ça, j'ai pris mon air dégagé mais il faut bien dire que ce micro-événement a grignotté insidieusement mon capital assurance pour la journée!
Allez, racontez-moi un jour de honte, une minute affreuse, un instant terrible. Que je ris moi aussi!
