13 septembre 2009
Comment je me suis retrouvée, bien malgré moi, dans une descente!
De police la descente, hein, pas de lit!
Hier, j'étais dans ma voiture et j'allais à la pharmacie chercher des granules homéopathiques (Oui, je sais, je vis dangereusement...) quand soudain, une sirène. Je zieute partout à la recherche du gyrophare mais je ne vois rien. Bon. Quelques secondes plus tard, re-la sirène et dans mon rétroviseur, cette fois, je vois une voiture sombre débouler de la file avec la lumière bleue qui tournait dans le pare-brise. Tout le monde se pousse, je fais de même, on se serait cru dans un film. Et puis j'oublie...
Quelques minutes plus tard, arrivée à destination, la pharmacie, donc, je me gare dans une rue avoisinante car le boulevard est saturé et me voilà partie à la recherche d'une place. J'en vois une, il est presque 19 heures, c'est facile. Un petit créneau et hop, je suis déjà dans la rue, sur le trottoir, le sac en bandoulière, je me dirige d'un bon pas vers la pharmacie. Et c'est là que tout bascule. Deux types sortent d'une maison juste devant moi, je ne les aurais jamais remarqué si...
... si tout à coup, l'un deux ne s'était pas retrouvé aplati sur le capot d'une bagnole avec un flingue sur la tempe et l'autre parterre en un quart de seconde... Le souffle coupé, je me suis faite interpellée: "vous, vous partez vite!" par un autre type avec un brassard sur le bras. Un rapide coup d'oeil m' a averti qu'ils étaient environ une dizaine à braquer les deux gars avec une arme... et moi, bordel... qu'est-ce que je foutais là?
Les deux jambes flageolantes, j'ai poursuivi mon objectif, la pharmacie, où je m'y suis rendue comme un zombi... Une dizaine de minutes plus tard, j'ai jeté un coup d' oeil dans la rue où était ma voiture: tout le monde avait disparu, comme si cela ne s'était pas produit...
A la maison, ma famille a écarquillé les yeux au récit de mon aventure et déjà ce matin, j'ai l'impression d'avoir fait un drôle de rêve: mais non, c'était bien réel...
20 juin 2009
Léon double-face

Eustache, mon ami Eustache est un gaffeur, remember? Et bien Eustache, c'est pas commun, vit avec un autre gaffeur, j'ai nommé, Léon Double-Face! C'est pas visible au premier coup d'oeil, on se dit même qu'heureusement qu'Eustache vit avec Léon, comme ça, il est quand même protégé de bien des gaffes et autres catastrophes. Sauf que, ben oui, c'est bête, Léon, il déconne aussi...
Eustache et Léon, dans un soucis de partage des tâches, dites domestiques, ont passé un samedi à astiquer, reluire, frotter avec énergie et bonne humeur, hum...
A l'un, le nettoyage de la grille, à l'autre, celui de la voiture. Ceux qui les connaissent savent très bien que jamais, ô grand jamais, Léon ne nettoiera la grille! ( ... et je le comprends...) donc, il a nettoyé la voiture, cette voiture qu'ils ont depuis pas mal de temps et qui est en super état mais que Léon voudrait changer pour un modèle... autre...
Après-midi mousse, donc, gants mappa et éponge...
Et puis c'est tout...
Le dimanche, en s'approchant du carrosse rutilant, Léon pousse des cris en apercevant les affreuses rayures sur la voiture. Et puis, ça lui revient, les rouages se mettent en route, il percute: Il a frotté avec le côté vert de la gratounette...
Sans commentaire...
11 mai 2009
Je suis une hors-la-loi!
J'ai fait un excès de vitesse avec ma voiture et oh la la, mon dieu, (oui, il m'arrive de l'invoquer en certaines circonstances), j'ai reçu une amende par la poste!!!
Rappel des faits: Je suis partie en vacances, pour ceux qui viennent ici régulièrement, vous vous souvenez de l'épisode du frigo et bien figurez-vous que tout compte fait, ces vacances m'auront couté chères en "produits dérivés" parce que maintenant c'est une amende que j'aurais pris dans un bled traversé et attention, au lieu des 50km/h maxi, je roulais à l'allure folle et totalement irresponsable de 58 km/h! L'état s'octroyant une marge d'erreur de leurs maudits appareils radars, ne retiennent que 53 malheureux km/h!!!! Vous parlez d'une infraction majeure! 3km/h au-dessus de la limitation de vitesse qui vont me coûter 90€ dans le cas où, en bonne citoyenne, je ne contesterais pas les faits!
Non mais je vous le demande: qu'est-ce que je pourrais bien contester? Tout ou rien! Comment savoir si à cet endroit précis j'étais à 47, 50 ou 53 maudits km/h! J'en sais rien, rien du tout. Je n'ai d'autre choix que de croire. Ce qui m'étonne tout de même c'est que je n'ai pas vu le radar. J'aurais du voir le flash au moins mais non! Rien du tout! Et là subitement, je me dis que c'est franchement flippant! Ben oui, ça veut dire que ça peut m'arriver tous les jours et qu'en une petite semaine, je peux me retrouver à poil... enfin sans permis. Ben oui, je n'ai pas toujours le nez collé sur le tableau de bord pour vérifier la vitesse. Qui ne dépasse jamais dans son trajet?
Et puis je crois que ce qui me fout en rogne c'est que cette route est devenue répressive depuis quelques temps., enfin, quand je dis "route", je me comprends hein... Tout est misé sur les excès de vitesse mais pas vraiment sur les tests d'alcoolémie par exemple. Depuis que j'ai le permis, (presque 20 ans... eh oui...), je n'ai soufflé qu'une seule fois dans le ballon! Alors que les radars rencontrés, je n'en parle pas! Je crois que si j'avais dépassé de 30 ou 40 km/h, (ce qui peut arriver), je n'en parlerais même pas mais là! 3 petits km/h me valent 90€ si je paie dans les 15 jours, (sinon c'est 135€, ben voyons) et 1 point sur le permis.
C'est franchement désagréable, je me sens hors-la-loi, celle qu'on montre du doigt parce qu'elle a commis une faute, fichée par la République!
Décidément ces vacances m'auront coûté très très chères...
16 mars 2009
Un art de vivre?
Aujourd' hui, nos voitures sont confortables, sécurisées, hyper blindées et airbagguées. Mais souvenez-vous de nos tendres années in the 80's. Nos parents avaient des deudeuches qui passaient partout. Aucun pré ne lui résistait! Un chemin? Qu'à cela ne tienne, la 2cv l'avalait en un rien de temps. Moi j'adorais cette petite voiture qui nous faisait rebondir à l'arrière sur les banquettes à ressort.
Alors oui, effectivement, la deuche, tout un art de vivre. Un peu comme la voiture de Gaston, une voiture presque vivante. Une voiture conviviale en tout cas. On n'allait pas très vite c'est sûr mais la deudeuche n'était pas faite pour ça. Si on voulait faire beaucoup de route, il fallait prendre son temps: "Qui veut voyager loin, ménage sa monture". Do you remember?
Mes souvenirs foisonnent dans cette habitacle rigolo. Les parties de pêche, les pique-niques au bord de l'eau. Les courses. Les trajets pour l'école. Les grands-parents super serrés. Le levier de vitesse au tableau de bord. La douceur de vivre. L'enfance. Le bonheur.
Et quand on voyait une deuche verte! On se pinçait!!! Toute une époque.
Aujourd'hui, la bagnole est efficace, rapide et sûre mais peut-être un peu trop technologique. Moi, je les aimais bien les deudeuches!
12 mars 2009
Quand je fais des miennes!
L'autre jour, ma rue était déserte. Il pleuvait, pleuvait, pleuvait énormément. Moi, j'étais au sec dans ma voiture, les miettes derrière, on sortait entre filles. Je démarre, les essuie-glaces vont et viennent, c'est que c'est pas de la petite pluie! Ma rue n'est pas une belle rue goudronnée mais une rue abandonnée par la DD* qui semble ignorer qu'elle existe tant les trous et les bosses en font même peut-être une exception dans la ville. Bah, j'y suis habituée et finalement, je l'aime bien, cette bonne vieille rue cabossée. Mais je m'égare.
L'autre jour donc, au volant, sous la pluie, je démarre et je me mets à rouler pas trop vite, on est en ville et en plus il pleut des cordes. Je discute en même temps, je pars dans des explications, je m'implique dans la conversation en regardant dans le rétro mes petites interlocutrices et je roule évitant cette bosse-là et ce trou ici. Et blabla et blabla.
Un vieux monsieur est recroquevillé sur lui même pour avancer face à la pluie battante. Il peine, il n'a pas de parapluie, il sera mouillé en arrivant chez lui c'est sûr. C'est même certain! Je discute, je discute et je ne percute pas que je suis en train de rouler sur une énorme flaque, à côté du papi qui se l'a prend de plein fouet. Je réalise au moment où lui-même se rend compte que je suis une folle qui vient de l'arroser et je sens bien qu'il n'y croyait pas. Si je voyais son regard, il serait incrédule, c'est sûr.
Derrière moi des rires: le pépé a pris une douche. Et dans mon rétro, le vieux bonhomme s'est retourné, bien redressé à présent et il lève les mains dans ma direction... Le pauvre, je l'aurais poussé dans la piscine qu'il n'aurait pas été plus mouillé! Je me sens comme une sale gosse (que je suis). J'irai m'excuser, promis, juré, craché!
17 février 2009
Vroum, vroum, dans ma voiture!
Seule au volant de ma voiture, je me sens bien. J'aime conduire, j'aime aligner les kilomètres et avaler les villes et les villages. J'aime découvrir de nouveaux horizons et surtout aller où je ne suis jamais passée.
Dans la vie quotidienne, j'aime prendre ma voiture. Il y en a que ça agace d'avoir du trajet quotidien à faire, moi non. C'est ma petite pause, mon trait d'union entre mon chez-moi et mon boulot ou mon boulot et mon chez-moi. C'est un sas de décompression, un endroit calme où je me sens bien avec ma musique. C'est une parenthèse agréable où je suis en sécurité, ouùje peux chanter à tue-tête. Quand il fait nuit, on ne voit que les feux et j'imagine les gens dans leur propre voiture en train d'écouter les infos ou fumer... A chaque voiture, une vie. Et chacun de vaquer à ses occupations. Certains s'engueulent, d'autres hurlent ou pestent contre les embouteillages. D'autres encore se concentrent pour affronter la journée ou la soirée.
Moi, je glisse dans ma carlingue. Je suis propulsée par une force silencieuse et souple. J'écoute toujours de la musique. Sur les boulevards, j'épie discrètement les conducteurs. L'espace d'un feu rouge, on rentre dans un univers particulier: grosse et vieille voiture, un homme mal coiffé avec une cigarette qui parle au téléphone. Il crie visiblement et il fait de grands gestes. Une engueulade? Puis le feu passe au vert, il tourne à gauche et moi à droite. Trois feux plus loin, une jolie femme, petit chemisier et lunettes. Elle aussi parle au téléphone mais a visiblement une oreillette. Elle se remet du rouge sur les lèvres en se regardant dans le rétroviseur. Elle semble stressée. Le feu vient à peine de passer au vert, qu'elle a déjà démarré... Et ainsi de suite jusqu'à destination.
Le matin, c'est tout un petit monde qui va au travail. Chacun est perdu dans ses pensées, chacun son monde.
Seule dans ma voiture, je file vers mon point de rendez-vous et je savoure chaque instant avant de quitter mon carrosse. Je cherche une place, je me gare et je quitte le véhicule. Dans quelques heures ou à la fin de la journée, je reprendrai le volant et seule dans ma voiture, je mettrai à nouveau de la musique et m'engouffrerai sur les boulevards et sous les tunnels et ferai partie de ce ballet incessant du flot des voitures qui à chaque instant circulent.




