17 octobre 2009
Entre les murs...
Le titre est très bien choisi, c'est vraiment "entre les murs"...
Je suis plutôt déçue, je m'attendais à autre chose... à autre chose de mieux... de plus vivant, pour le moins, de plus vrai et de moins superficiel. Ben ouais, j'ai bien conscience de critiquer une palme d'or du Grand Festival de Cannes... je sais, je m'oppose à tout un tas de "spécialistes" du cinéma. Ok.
D'un point de vue réalisation, c'est nickel. J'ai aimé la façon dont c'était filmé. On a l'impression d'y être, d'être parmi les jeunes, de suivre le prof, on va même peut-être pouvoir donner son avis.
Les jeunes jouent bien, le prof aussi, certaines situations sont très réalistes et d'autres bien moins... Certains personnages sont carrément à côté de la plaque et l'ambiance ne fait pas du tout vrai.
Que dire de cette salle des profs qui est statique? Un prof pète les plombs, les autres regardent, ils sont placides, on se demande à quelle moment de la journée ça se passe: récré? Ben si c'est le cas, où est le bruit des gamins?
La récré justement, parlons-en: c'est un collège avec deux ou trois classes? Une impression de vide règne. Et ce principal qui semble être rigide, ne pas prendre de décision et qui ne tient aucun discours éducatif quand un événement se produit. Je ne parle pas de ce qui semblait être un Conseil d'Administration où le gestionnaire doit se défendre de la hausse du prix du café, ni de la CPE, ni du prof qui s'oppose au héros, ni de ce héros justement qui semble souffrir intérieurement et qui est seul.... Or, dans un établissement, on n'est pas seul.
Je sens très bien ce qu' aurai pu être ce film. Certains dialogues sont ciselés, très vrais mais il manque, à mon sens, un fil conducteur, une ambiance, plus de présence, plus de révoltes, plus de colère, plus de dialogues, d'échanges, de points de vue!
Dommage, c'était prometteur. Le fond était là, il manque "juste" les "interconnections" qui auraient fait de ce film un petit bijou de réalisme!
09 septembre 2009
Les femmes, ça pète pas!
Une semaine pour le localiser. Une semaine que notre air est pollué par le nouveau collègue. Une semaine qu'il nous embrouille l'esprit, qu'il entremêle les fils, qu'il nous envoie sur de fausses pistes. Et toujours cette même odeur nauséabonde, très facilement identifiable que l'on sentait aux quatre coins du bâtiment. Bien sûr, vous aussi, vous avez déjà connu ça: soudain une odeur de pet, des regards qui circulent, suspicieux les regards, hein, et des sourires qui s'esquissent ou des moues de dégoût.
Il y a trois jours: clash! Un collègue explose! Ben oui quoi, il en a marre de celui qui pète en silence mais qui "régale" tout le monde! On est environ une dizaine dans la salle. Il "disculpe" d'emblée les collègues femmes arguant avec conviction que "les femmes, ça pète pas" et que même si ça leur arrive, elles sont de toute façon incapables de diffuser une odeur aussi immonde, il s'y connait, il a fait l'armée, lui, c'est forcément un homme!!!
???
On se regarde tous, les uns gênés, les autres amusés. Et il sort, super en colère, autant vous dire qu'on ne pensait pas à lui!!! J'avais d'ailleurs moi-même penché pour un petit mesquin que je soupçonnais mais non, mon "flair" (!) n'est pas aussi fiable que l'on pourrait le penser, le péteur était la poule qui avait chanté, comme quoi, il faut garder en tête les leçons de notre enfance.
Le "pot aux roses" a été découvert par deux collègues et moi-même, qui en entrant soudainement dans la salle de détente avons eu l'immense honneur d'entendre un pet, comme on en entend rarement, croyez-moi! Le fameux collègue était seul, il a ouvert de grands yeux et soudain, cette même odeur... Il a semblé se ratatiner, il a perdu de sa superbe en une seconde, il est devenu tout petit... pendant que l'odeur se répandait...
23 mars 2009
Confidences pour confidences
Il y a des circonstances dans la vie, des événements que nous ne maîtrisons pas. Ils nous tombent dessus au moment où l'on ne s'y attend pas, quand nous sommes à priori hors de danger, quand nous croyons que tout roule. On connait tous ce genre de situations qui tout d'un coup remettent en question le bon déroulement des choses.
Il y a quelques années, j'étais à une réunion où toute la profession était présente. C'est typiquement le genre d'événement que je déteste, rencontrer les collègues des autres secteurs. Tout le monde se fait des risettes et se tape dans le dos et dès que l'un tourne les tâlons, l'autre se penche vers un troisième et lui taille un costard. C'est humain vous me direz mais j'avoue que j'ai du mal. Après la réunion du matin, quartier libre pour le déjeuner avant de se retrouver (avec le sourire) l'après-midi. C'est la théorie des cercles qui se met en place. A va manger avec B qu'il a connu quelques années plus tôt et qu'il est content de retrouver mais B est accompagné de C avec qui il travaille en ce moment et celui-ci vient d'apercevoir, ("Mais oui c'est bien lui! ) D et ils ont des millions de choses à se raconter! Finalement, on se retrouve une petite dizaine à aller manger dans une brasserie non loin de la réunion et c'est plutôt bon enfant. Chacun y va de sa petite anecdote sur le boulot, les collègues, les grands pontes. Tout le monde essaie de se montrer sous son meilleur jour et de mettre en avant ses meilleures qualités.
A la fin du déjeuner, par ailleurs étonnament agréable, je file aux toilettes. A vous je peux bien le dire et vous raconter ce que personne ne voit jamais. Je suis donc cul nu et m'apprête à me servir de ce papier toilette-là. Je le saisis, en découpe quelques feuilles et... une collègue... F ou G... actionne la poignée et la porte s'ouvre!!! Je n'avais pas fermé la porte à clé!!! Je ne me suis jamais sentie aussi minable que découverte aux petits coins dans une position, il faut bien le reconnaître, inavantageuse... Debout, papier en main, pantalon et culotte baissés... y a pas pire! J'ai du hurler, elle aussi! Elle a fait demi-tour illico presto et s'est répandue en excuses devant D et A qui ne comprirent pas le problème.
Après ça, j'ai pris mon air dégagé mais il faut bien dire que ce micro-événement a grignotté insidieusement mon capital assurance pour la journée!
Allez, racontez-moi un jour de honte, une minute affreuse, un instant terrible. Que je ris moi aussi!

